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La région vote sa Stratégie Achats Responsables à l’unanimité !

Un profond changement de culture

Le Mercredi 20 mars dernier, je présentais avec mes collègues Marie-Carole CIUNTU Vice-présidente en charge des Lycées ; Sylvie MONCHECOURT, déléguée spéciale aux achats responsables et Sylvie MARIAUD, déléguée spéciale à l’Économie sociale et solidaire (ESS) la nouvelle politique d’achats 2019-2020 de la Région.

Cette nouvelle stratégie traduit notre volonté de moderniser l’institution régionale pour mettre nos achats au service des franciliens et des entreprises.

Elle s’inscrit dans le prolongement du schéma de promotion des achats responsables et dans la démarche engagée depuis 3 ans à la suite du vote du Small Business Act en 2017, de la Signature de la Charte « relation fournisseurs et achats responsables » en 2018 et de la création de la centrale d’achats en 2019. Notre ambition étant d’obtenir la Labellisation en 2020.

L’achat public est en effet une formidable opportunité qui permet d’accompagner nos politiques publiques et, peut-être plus important encore, de tisser des liens sur les territoires entre toutes celles et ceux qui y vivent : Entreprises, Élus et Citoyens.

Cette politique s’appuie sur 4 piliers essentiels :

  • l’amélioration de la performance économique,
  • le soutien au développement de nos territoires,
  •  l’innovation
  • la responsabilité sociétale et environnementale.

Entre la nécessité d’une part, de maintenir des politiques publiques de qualité au service des franciliens et d’autre part la baisse des dotations de l’État, les régions sont soumises à des contraintes financières de plus en plus fortes.

C’est ce qui nous a conduits à mettre en place une démarche de professionnalisation de nos achats publics en recherchant la performance économique et l’efficience.

Afin de changer notre culture des achats publics, nous faisons en sorte, depuis près de 3 ans maintenant, de transformer notre process Achat jusqu’alors très administratif, pour passer à une culture plus globale, plus « économique » et lui apporter une dimension collaborative, innovante et sociale.

Nos Objectifs 

Mieux acheter et faire de nos 1 milliard € d’achats régionaux un levier d’attractivité économique et sociale pour notre territoire.
  • Performance économique : déjà 50 M€ d’économies réalisées

Dès le début du mandat, nous nous sommes fixés un objectif de 100 M€ d’économies en cinq ans. En trois ans, nous avons déjà atteint la moitié de nos objectifs !

⇒ Ces gains vont nous permettre de démultiplier notre capacité d’investissement.

Pour atteindre ces gains plusieurs leviers ont été mobilisés :

  1. Le travail en amont sur la définition du juste besoin
  2. La stimulation de la concurrence
  3. La négociation
  • Soutien à l’Économie Sociale et solidaire

Nous entendons ainsi assumer pleinement notre responsabilité économique, sociale et environnementale en nous fixant un objectif d 25 % de marchés prévoyant une clause d’insertion professionnelle des publics les plus éloignés de l’emploi.

Résultat : Entre 2015 et 2018, nous sommes passés de 80 000 h à 110 000 heures d’insertion et nous nous sommes engagés à intégrer de clauses d’insertions dans au moins 15 marchés publics en 2019.

 2 opérations emblématiques :

– Construction du lycée de Boulogne-Billancourt : 40 personnes  en insertion  / 18 000 heures réalisées

– Construction du lycée Aubrac à Courbevoie : 26 personnes en insertion / 18 000 heures réalisées

  •   Une nouvelle politique Achats Responsables

Dès 2018, j’ai signé, avec Sylvie Monchecourt, la Charte des Relations fournisseurs et des achats responsables.

Signer cette charte ; C’est s’engager dans une démarche plus responsable vis-à-vis de nos fournisseurs

  •  Ouvrir nos marchés aux PME / TPE franciliennes

En mars 2017, nous avons voté le Small Business Act facilitant l’accès des TPE et des PME à nos marchés publics grâce à un allotissement adapté aux savoir-faire et au maillage territorial qui permet aux entreprises de toutes tailles de répondre.

Résultat :

– 88% de nos fournisseurs sont des PME/ TPE en progression de 3 points par rapport à 2017

– 77 % des fournisseurs sont localisés en Île-de-France

  • Maitrise de notre impact environnemental

Consciente des enjeux de transition énergétique, la Région engage sa politique « achats » avec le développement de critères limitant l’impact environnemental des achats et des projets abaissant les consommations énergétiques et l’impact carbone :

– achat de véhicules propres

– achat de vêtements de travail en coton issu du commerce équitable pour les agents des lycées

– rénovation thermique des lycées

 Exemple emblématique :

  • L’achat de chariots de nettoyage ergonomiques pour les agents des 465 lycées franciliens.

Il s’agit d’un investissement de 4,2 Millions d’euros dont le but est d’améliorer les conditions de travail des agents des lycéesnotamment par une diminution de la sollicitation du corps, le port de charge et la limitation des déplacements.

 Enfin, tous ces objectifs prendront leurs sens avec la création de la centrale d’achat qui nous permettra, en mutualisant les commandes, d’obtenir de meilleures conditions tarifaires et de réaliser de vraies économies d’échelle.

Nous gagnerons ainsi en efficience en réduisant le nombre de marchés, nous optimiserons nos ressources et sécuriserons nos procédures. Elle pourra s’ouvrir aux communes franciliennes.

 

Création d’une centrale d’achat dès mars 2019

La centrale d’achat bénéficiera d’abord aux cantines des 470 Lycées franciliens.

100% des Lycées approvisionnés en produits locaux et 50 % de bio dans les cantines à l’horizon 2024 :

Avec la mise en place de la centrale d’achats régionale, nous aurons ainsi le « bon véhicule» pour l’achat des denrées alimentaires pour les cantines des lycées, le développement et la structuration des filières locales et du bio.

Les premières familles ciblées sont les denrées alimentaires, les produits d’entretien, les copieurs, les consommables.

Ces objectifs auraient été très difficilement atteignables en continuant d’acheter de façon isolée.

C’est en effet un formidable outil d’efficacité collective : là où 470 lycées passaient chacun un marché, une seule procédure sera lancée. Les utilisateurs seront associés à l’expression du juste besoin.

Région Ile-de-France

Les temps forts de la 1ere Commission Permanente 2019 !

Le 24 Janvier dernier, j’étais en séance pour la première commission permanente de l’année 2019 pour examiner une soixantaine de rapports sur des thèmes aussi importants pour l’avenir des franciliens que l’écologie, la culture, le sport, les lycées, le développement économique, les formations et l’apprentissage, les solidarités…

Près de 38,4 millions d’euros de subventions iront en soutien aux lycées et aux investissements d’avenir pour les séquano-dyonisiens.

Retour sur les principales décisions que nous avons prises lors de cette séance :

Développement durable

  • 7 millions d’euros pour 9 nouveaux Contrat d’aménagement régional (CAR)
  • 330 000 euros sont votés en faveur de l’économie circulaire et de la valorisation des déchets

Lycées

  • 39 millions d’euros sont investis pour poursuivre la rénovation de lycées
  • 21 millions d’euros sont engagés pour permettre le raccordement THD et l’achat d’équipements pédagogiques
  • 1,8 millions d’euros pour sécuriser les lycées
  • 4 millions d’euros d’aides sont votés pour permettre une tarification sociale plus juste de la restauration scolaire dans 324 lycées franciliens dont 521 000 euros pour les cantines des 45 établissements de Seine-Saint-Denis

Culture

  • 10,8 millions d’euros en faveur de la culture dont 2,8 millions pour promouvoir le cinéma et l’audiovisuel francilien.

Insertion professionnelle et Formation

  • 3 millions d’euros sont votés pour 24 Espaces d’insertion dynamiques pour aider les jeunes les plus en difficulté
  • 40 millions d’euros sont alloués aux parcours d’entrée dans l’emploi et aux formations transversales
  • 4,5 millions d’euros sont votés pour soutenir les 8 écoles de la 2ème chance
  • 200 000 euros pour former 44 demandeurs d’emplois au métier de développeur Data en intelligence artificielle
  • La Région poursuit son engagement en faveur de l’Apprentissage et vote 1,2 M€ pour rénover les infrastructures et les équipements de 12 CFA.

Sport

  • La Région favorise la pratique sportive de tous les franciliens en investissant 818 000 € dans le financement de 21 équipements sportifs de proximité dans 20 communes dont 8 800 euros pour la rénovation des lumières du terrain d’honneur du stade Dian à Villetaneuse

 

Santé

  • La Région poursuit son combat pour la santé de tous : 554 000 € pour lutter contre les déserts médicaux

Solidarités

  • La commission permanente alloue 320 000 € pour des projets d’action sociale en faveur des plus démunis
  • La Région valide l’aide d’urgence de 45 000 € au profit de la Croix Rouge pour accompagner les 50 pensionnaires, mères et enfants en grande précarité, installés dans les anciens locaux régionaux

Transport

  • La Région contribue à hauteur de 72,4 millions d’euros pour participer aux réductions tarifaires voire à la gratuité des transports pour les personnes les plus modestes et également à hauteur de 23,9 millions d’euros pour le financement de la carte Imagine’R.
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Budget 2019 : C’est voté !

Pour une région ambitieuse et exemplaire

Les 17, 18 et 19 décembre dernier, je présentais en séance plénière notre budget prévisionnel pour l’année 2019.

Au terme de ces 3 jours de débats, les élus régionaux ont adopté ce budget à une large majorité : 118 voix pour (LR, UDI, Modem), 79 contre et 3 abstentions (E-IDF, FdG, EELV, RN, RCDE).

Comme je vous le disais lors de notre  débat sur les orientations budgétaires, ce budget prolonge les précédents.

S’élevant à près de 5 milliards d’euros, il maintient le cap d’une gestion plus rationnelle et tournée vers l’avenir.

Notre ambition reste la même :

Faire de l’Ile-de-France, une Région exemplaire, pour la rendre plus attractive, plus verte, plus mobile et plus solidaire.

Ce budget a été voté dans un contexte financier difficile. En effet, la Région est confrontée à une baisse de ses recettes et au désengagement de l’État, notamment sur les contrats de partenariat État-Régions (CPER).

Depuis 2015, nous nous sommes collectivement engagés pour rééquilibrer le budget en faveur des investissements.

Et aujourd’hui nos efforts sont récompensés: Nos investissements en hausse de 7% dépasseront, en volume, et pour la première fois depuis longtemps, les dépenses de fonctionnement qui passeront sous la barre symbolique des 50 %.

Cependant, comme je dis souvent, les économies ne sont pas une fin en soi, elles sont simplement un moyen pour répondre aux exigences légitimes des Franciliens ; pour nous permettre d’investir plus et surtout mieux !

Nous n’avons pas fait des économies par goût de la rationalisation mais pour faire entrer notre institution dans la modernité.

On le voit en ce moment, il nous faut des institutions plus proches des citoyens, qui puissent répondre rapidement aux changements de la société, qui puissent s’adapter efficacement dans un monde en perpétuel mouvement et c’est cela que nous voulons pour notre Région !

Nous n’avons pas attendu l’injonction de l’État pour baisser nos dépenses et, en 3 ans, c’est plus d’1 milliard d’euros d’économies qui ont pu être réinjectés dans des projets d’avenir.

*************

Ce Budget 2019 sera au service de 3 objectifs :

Une Région attractive et écologique

Transports et mobilités 
Budget global : 1,53 milliards d’euros dont 755 millions d’euros d’investissements (+37% par rapport à 2015)

Environnement et énergie
Budget global : 116 millions d’euros, dont 94 millions d’euros d’investissements (+28% par rapport à 2015)

Développement économique, innovation et tourisme
Budget global : 162 millions d’euros, dont 108 millions d’euros d’investissements (+3% par rapport à 2015)

Aménagement durable
Budget global : 93 millions d’euros, dont 74  millions d’euros d’investissements (+3% par rapport à 2015) 

Agriculture
Budget global : 17 millions d’euros, dont 10 millions d’euros d’investissements (x3,8 par rapport à 2015)

 

Une Région au service de toutes les réussites

Lycées
Budget global : 1,27 Milliards d’euros, dont 649 millions d’euros d’investissements (+71% par rapport à 2015)

Formations sanitaires et sociales
Budget global : 204 millions d’euros, dont 4 millions d’euros d’investissements (+81% par rapport à 2015)

Enseignement supérieur et recherche
Budget global : 113 millions d’euros, dont 82 millions d’euros d’investissements

Formation professionnelle et apprentissage
Budget global : 589 millions d’euros, dont 22 millions d’euros d’investissements

 

 Une Région Solidaire

 Logement, rénovation urbaine et ruralité
Budget global : 104 millions d’euros, dont 99 millions d’euros d’investissements

Action sociale et santé
Budget global : 28 millions d’euros, dont 19 millions d’euros d’investissements (+19% par rapport à 2018)

Culture
Budget global : 95 millions d’euros, dont 42,5 millions d’euros d’investissements (x2,2 par rapport à 2015)

Sports, loisirs et jeunesse
Budget global : 73 millions d’euros, dont 54 millions d’euros d’investissement (+83% par rapport à 2015)

► Sécurité
Budget global : 26,5 millions d’euros, dont 25 millions d’euros d’investissement (x3,8 par rapport à 2015)

 

En parallèle, nous poursuivons la maîtrise de notre dettealors que celle-ci avait progressé de 53% entre 2010 et 2015. Grâce à notre stratégie de redressement, 1,3 Milliards d’euros de dette sont évités. L’emprunt d’équilibre est fixé à 709 M€, son plus bas niveau depuis 2007.

C’était d’ailleurs un des objectifs qui me tenait à cœur : résoudre l’équation budgétaire qui nous permette d’investir plus tout en respectant notre promesse de maîtrise de la dette.

Équation délicate à résoudre puisque la modification structurelle de nos recettes les a rendues plus volatiles, plus incertaines et par conséquent plus difficiles à prévoir.

Malgré tout, nous avons fait le choix, pour la 4e année consécutive, de ne pas augmenter les impôts régionaux.

  • Le tarif de base de la carte grise est restée le même depuis 2010. Nous avons même décidé de récompenser les comportements écologiquement vertueux en exonérant à 100 % les personnes ayant acheté un véhicule propre. C’est un coût à 8M€.
  • Nous avons aussi décidé de ne pas appliquer la taxe sur les permis de conduire pour les jeunes conducteurs afin de ne pas alourdir leurs charges.

Notre bonne gestion reconnue par les organismes d’évaluation !

Les agences de notations ont reconnu nos bons ratios en nous attribuant la meilleure note possible AA perspective Stable et les marchés financiers souscrivent massivement à nos émissions vertes et responsables : 3,2 Milliards d’euros mobilisés entre 2012 et 2018 sous forme de Greens bonds.

 A mi-mandat …

… C’est le moment de faire le point sur la politique que nous menons depuis ces trois dernières années.

C’est tout l’enjeu de l’évaluation dont j’ai la délégation : mesurer le retour sur investissement de nos politiques pour nous adapter.

Je souhaite en effet que nous puissions mettre en place des critères d’évaluation qui  servirons à faire que nos politiques publiques soient plus efficaces et plus justes.

Et face aux récents évènements j’ai le sentiment profond qu’aujourd’hui c’est ce qu’attentent ardemment les français : Être entendu pour que les politiques mises en place répondre concrètement à leur quotidien.

À la une, Région Ile-de-France

A mi-mandat, vient le temps de l’évaluation

Nous arrivons à mi-mandat et c’est le moment de faire le point sur la politique que nous menons depuis ces trois dernières années.

Lorsque les franciliens nous ont élus à l’exécutif de la Région Île-de-France, il ne s’agissait pas de marquer une rupture pour la rupture, mais bien de traduire dans les faits l’esprit de l’attente très forte qui était la leur.

J’ai le sentiment qu’ils voulaient d’abord que nous changions notre façon de faire de la politique : plus d’engagement et d’actions, plus exemplarité.

Ils voulaient, comme beaucoup de français, retrouver l’espoir dans l’avenir et la confiance dans l’action publique.

Le budget pour 2019 prolonge les précédents et notre détermination à continuer :

  • d’accompagner la transition environnementale de la région ;
  • d’investir dans la formation et auprès des entreprises pour créer de l’emploi
  • de lutter contre toutes les fractures qu’elles soient sociales ou territoriales.

Après 3 ans, il s’agit de rendre compte du travail que nous avons réalisé

C’est ce que j’ai fait fin Novembre avec mes collègues conseillers régionaux, Karine FRANCLET, Ludovic TORO et Mustapha SAADI en présence de notre président de groupe Jean-François VIGIER et de Jean-Christophe LAGARDE, Président de l’UDI.

Lors d’une réunion publique nous y avons présenté les actions concrètes que nous avons menées sur notre territoire depuis 2016. Défendant au sein de la majorité régionale notre  projet  centriste,  humaniste et écologique, nous avons su faire entendre notre voix pour résorber les inégalités.

Le sujet qui est le nôtre aujourd’hui et la raison pour laquelle la présidente de la Région, Valérie Pécresse, a étendu ma délégation, est celui de l’évaluation des politiques publiques.

Je demande qu’on nous juge sur nos actions !

A mi-parcours, il est aujourd’hui important – voir prioritaire – pour nous d’évaluer ce que nous avons fait.

Or évaluer, c’est compliqué ! Parce que l’évaluation financière à elle seule ne saurait être suffisante,  il faut nous aussi mettre en place des critères, plus « qualitatifs » pour une évaluation sociale et territoriale de nos dispositifs.

Et c’est  le travail que nous sommes en train de mener aujourd’hui : Celui de définir les critères de cette évaluation !

Ces critères doivent nous servir à faire de notre politique publique, une politique qui soit juste et efficace.

Parce que c’est mon rôle d’être le garant de l’efficacité des politiques publiques, je serai le premier à dire d’arrêter les politiques qui ne marchent pas – même si c’est nous qui les avons mises en place – et a contrario renforcer celles qui fonctionnent bien !

Permettez-moi un dernier point sur la consommation car c’est un point qui revient souvent. Mais c’est un point en lien direct avec l’évaluation et l’efficacité de nos politiques. Comme je le dis toujours, consommer 100% d’une mauvaise politique reste une mauvaise politique !

Et c’est ce à quoi je m’emploierais dorénavant

Parce que si en début de mandature, les orientations budgétaires sont la mise en place d’une politique d’investissement sur le long terme.

En milieu de mandat, c’est le retour sur investissement de politiques mises en œuvre et l’évaluation de ces mêmes politiques publiques qui vont nous permettre de nous adapter dans un monde qui bouge pour construire un avenir durable pour les Franciliens.

Événements, Région Ile-de-France

L’investissement de la région dépasse pour la première fois le fonctionnement

Le marathon budgétaire pour voter notre projet de budget pour 2019 a débuté en Novembre dernier.

Durant ce mois, j’ai eu l’occasion à plusieurs reprises de présenter et d’expliquer nos orientations pour les prochaines années à la presse,  aux membres du CESER comme aux conseillers régionaux.

Notre travail se poursuit pour défendre les intérêts des franciliens, pour vous offrir un avenir meilleur, pour tenir nos engagements pris auprès de vous.

Si les budgets précédents ont été marqués par l’entrée en vigueur des mesures proposées dans notre projet régional pour l’Ile-de-France, ils s’inscrivent, vous l’aurez compris, sur la durée du mandat, avec pour trajectoire forte : rendre notre Région plus attractive, plus verte, plus mobile et plus solidaire.

  • Parce que nous voulons que les Franciliens puissent mieux respirer et mieux vivre, nous avons le choix d’une écologie incitative. Nous avons décidé d’investir massivement dans les transports et la transformation environnementale de notre Région en mobilisant près de 2 milliards d’euros.
  • Parce que nous voulons hisser notre Région au rang des premières métropoles européennes, nous avons renforcé nos dispositifs d’aides en faveur des entreprises franciliennes et nous sommes engagés pour une agriculture de qualité.Un exemple entre de nombreux autres : nous avons voté 30 M€ pour financer le Pacte agricole et rural et tripler la surface cultivées en bio, favoriser les circuits courts
  • Parce que nous voulons donner aux Franciliens les moyens de réussir, nous avons le choix de continuer nos investissements massifs dans l’éducation et la formation professionnelle.
  • Enfin, parce que nous voulons créer une cohésion entre territoires urbains et ruraux pour que chacun se sente bien de vivre en Ile-de-France, quel que soit son niveau de vie ou le lieu géographique où il habite, nous rééquilibrons la construction et la rénovation des logements sociaux dans les quartiers et faisons en sorte de faciliter aux soins, à la culture ou aux sports pour tous.

Réduire notre train de vie, augmenter nos investissements et retrouver une crédibilité financière auprès de nos investisseurs, voilà en quelques mots les marqueurs de notre action.

Cependant, comme je le dis souvent, les économies ne sont pas une fin en soi, elles sont juste un moyen pour nous permettre d’investir plus et répondre mieux aux exigences légitimes des franciliens.

Associées à une bonne gestion, nos économies réalisées nous ont permis d’investir mieux :

Depuis le début de la mandature, nous avons économisé près 1 milliard d’euros. C’est une économie de 204 euros par foyer ! Et ce milliard nous l’avons réinjecté en investissement – dans des projets qui impacteront directement la vie quotidienne des franciliens.

C’était d’ailleurs un des objectifs qui me tenait à cœur : résoudre l’équation budgétaire qui nous permette d’investir plus en Ile-de-France –  parce qu’il y a un besoin, parce que c’était une nécessité dans les lycées, dans les transports … – tout en respectant notre promesse de maîtrise de la dette.

Et vous en conviendrez très certainement avec moi, la maîtrise de la dette est la garantie de pouvoir investir sans faire peser un fardeau intenable sur les épaules des générations futures.

Je suis aujourd’hui en mesure de vous annoncer que, pour la première fois, nos dépenses d’investissement dépasseront les dépenses de fonctionnement de la Région à l’horizon 2019.

Ces efforts et cette gestion assez rigoureuse nous ont permis aussi de faire face à des situations nouvelles ou inattendues et nous ont permis de dégager des marges de manœuvre pour, par exemple :

  • sauvegarder les espaces naturels franciliens comme le Parc de la Poudrerie ou le Bois St-Martin  et avec la Corniches des Forts nous sanctuarisons 26 hectares en plein cœur de la Seine-Saint-Denis.
  • ou encore –  nous l’avions tous voté il y a quelques mois – de débloquer exceptionnellement 1 M€ pour faire face aux inondations qui ont eu lieu cette année.

Je me réjouis également de lire, dans une récente publication, que la région Île-De-France est une région vertueuse en matière de gestion et ce malgré des recettes incertaines, contraintes et parfois trop volatiles.

Vous l’aurez donc compris sur ces orientations budgétaires, de nombreux dispositifs ont été mis en place, de nombreuses politiques ont été lancées mais il y a beaucoup à faire encore.

Et si, nous avons su relancer notre investissement en limitant notre endettement il ne faut pas pour autant en oublier l’essentiel à mes yeux : Pousser vers plus d’évaluation de nos politiques publiques régionales et tirer profit des meilleures pratiques.

À la une, Presse

La Région Île-de-France reçoit le prix de « l’émetteur public local le plus important en matière d’emprunts verts et responsables »

Cette récompense est le signe d’une vraie reconnaissance internationale puisque nous finissons en tête devant la Rhénanie du Nord Westphalie et l’Ontario.

Nous avons été la 1ère collectivité en Europe à lancer des émissions obligataires vertes et responsables avec l’engagement d’un reporting annuel sur les projets financés et leurs impacts.

Aujourd’hui, cet engagement est reconnu  et je suis fier d’œuvrer ainsi à la transformation du système financier pour le rendre compatible avec un monde durable, un monde meilleur et plus écologique pour nos enfants où la finance est au service de la préservation de notre environnement.

En effet, le 4 septembre dernier, lors du sixième Forum sur les marchés de capitaux durables et responsables organisé par GlobalCapital et Euromoney, nous avons reçu l’Awards du Most impressive Local Government Green/ SRI Bond Issuer.

Ce prix international récompense les innovations de notre stratégie régionale en matière d’émissions obligataires vertes et responsables.

Comme pour toutes les récompenses de GlobalCapital, celles-ci sont décidées par les acteurs du marché, dans un sondage en ligne. Elles représentent donc l’opinion du marché sur les acteurs, les transactions et les innovations les plus performants pour faire avancer le financement durable.

Ce prix confirme à la fois notre engagement en faveur de la transition énergétique et écologique mais aussi notre position de leader dans le secteur de la Finance verte et responsable. 

En juin 2018, la Région a levé 500 M€ pour une durée de 15 ans, à un taux équivalent à OAT + 20 pb (soit un coupon à 1,375%). L’opération a rencontré une forte appétence des investisseurs, reflétant tant la qualité de signature de la Région que la crédibilité de sa stratégie concernant ses projets d’investissements verts et responsables.

De nombreux projets ont ainsi  pu être financés tels que les lignes de métro 4, 11 et 14 ; le projet EOLE ; l’île de loisirs de Vaires-Torcy ; les lycées de Boulogne-Billancourt et de Courbevoie ; la Maison de l’Île-de-France ou encore la Cité internationale universitaire de Paris.

Cette récompense s’ajoute aux 3 déjà reçues par la Région Île-de-France

2017 :

  • 3ème dans la catégorie Émetteur public local vert le plus impressionnant

(derrière l’Etat de la Rhénanie-du-Nord-Westphalie et la ville de Gothenburg) “Most Impressive Municipal/Local Authority Green/SRI Bond Issuer” – GlobalCapital

2016 :

  • Emission obligataire verte du secteur public de l’année et Emetteur public local vert et responsable le plus impressionnant  – GlobalCapital

Public Sector Green Bond Deal of the Year    (650 M€ à 0.5% sur 9 ans) Most Impressive Municipal/Local Authority Green/SRI Bond Issuer (2e Province d’Ontario, 3e ville de Gothenburg)

  • First municipal green bond – Climate bonds initiative

À la une, Région Ile-de-France

La Région s’engage : Plan Énergie-Climat et Région Solidaire.

Le 3 juillet dernier, j’étais en séance plénière du Conseil Régional pour adopter deux stratégies ambitieuses visant l’une à lutter contre le réchauffement climatique et l’autre à lutter contre les inégalités sociales et territoriales.

Plan Énergie – Climat

Sobriété, énergies renouvelables et indépendance énergétique

Pour une région zéro carbone et 100% énergies renouvelables, mon collègue Jean-Philippe Dugouin-Clément a présenté la nouvelle stratégie Énergie-Climat de la Région. Particulièrement ambitieuse, nous souhaitons avec cette stratégie rattraper notre retard et baisser la facture énergétique de l’Île-de-France.

Face à l’urgence climatique, je suis pleinement convaincu qu’il nous faut repenser nos villes et nos modes de vie pour allier environnement et développement économique. Nous devons relever collectivement le défi de la croissance verte et  j’y vois une source d’innovations et d’opportunités économiques, vers de nouveaux métiers et de nouveaux emplois.

Pour se donner les moyens de réussir notre transition énergétique, nous investirons  150 M€ d’ici 2021 et près de 500 M€ à l’horizon 2030.

 

Région Solidaire

Après le désengagement du Gouvernement sur le Plan Borloo pour les quartiers populaires, nous avons décidé de nous saisir de ce sujet et adopté notre nouvelle stratégie pour une Région solidaire.

Il s’agit d’une démarche transversale mobilisant toutes les compétences de la Région avec pour objectif prioritaire de réduire les inégalités sociales et territoriales. Avec 12 milliards en 5 ans, nous votons un budget dont l’ampleur des mesures et des moyens mis en place est inédite en Île-de-France.

Ce grand plan se déclinera en 3 axes :

  • 1,1 Md€ pour le pacte rural
  • 3,2 Md€ pour le pacte avec les quartiers populaires
  • 7,7 Mds € pour faire de l’Île-de-France une terre d’innovation sociale et d’engagements solidaires

La vente de notre siège parisien financera le budget supplémentaire nécessaire.

Cependant, pour s’assurer de faire plus là où nos concitoyens ont le moins, notre groupe UDI a fait adopter par la majorité régionale 3 amendements importants :

  • Un fonds pour l’innovation ouvert à tous les porteurs de projets des quartiers
  • Un jaune budgétaire « quartiers populaires » pour mieux évaluer les politiques que nous menons dans les banlieues franciliennes
  • Des assises franciliennes des quartiers populaires

 

Événements, Région Ile-de-France

L’achat innovant : un partenariat gagnant entre l’entreprise et l’acheteur public

« L’innovation, c’est ce qui distingue un leader d’un suiveur » disait Steve Jobs.

Le 26 juin, j’ai eu le plaisir d’ouvrir le 1er Forum de l’achat public innovant de la Région Ile-de-France. Et bien, en toute modestie, la Région veut être aujourd’hui un leader.

  • Leader en « catalysant » l’innovation et ses entreprises, c’est-à-dire concrètement, en mettant en relation les acheteurs et les entreprises du territoire.
  • Leader en fédérant tous les acteurs de l’achat public.

Nous investissons déjà massivement dans l’innovation par des dispositifs d’aides aux entrepreneurs, avec notre gamme «’UP » et par des appels à projets auxquels nous consacrons 50 M€ par an. Et d’autre part, la Région dépense déjà près de 1 milliard € par an en achats.

Notre objectif aujourd’hui, c’est d’améliorer encore une fois nos pratiques.

Je conçois notre politique « achat » comme un outil au service des politiques régionales mais aussi et peut-être davantage comme un facteur d’attractivité et de levier économique.

J’ai souhaité qu’elle se construise autour de trois axes :

  • La Rationalisation : pour que la Région sache s’adapter dans un monde qui évolue vite, grâce notamment aux nouvelles technologies. Il faut que les institutions puissent aller aussi vite que le monde dans lequel nous évoluons.
  • La Mutualisation : pour investir plus et mieux grâce la création d’un service achat dédié
  • L’Évaluation : pour faire des choix pertinents et adapter nos politiques publiques aux besoins des franciliens.

L’argent se faisant rare à tous les niveaux,  il y a des politiques qui fonctionnent et qu’il faut poursuivre, il y a des politiques qu’il faut réorienter et il y a des politiques qui ne fonctionnent pas  et qu’il faut savoir arrêter : C’est le rôle de l’évaluation !

Évaluation qui doit se faire sur des critères financiers mais pas uniquement !

C’est pourquoi notre politique Achat à la Région, c’est bien plus qu’un plan d’économies de 100 M€ en 5 ans, c’est une nouvelle volonté d’investir :

  • En territorialisant nos achats avec près de 90 % de nos achats réalisés en Ile de France
  • En renforçant l’accès des TPE et PME franciliennes aux marchés publics : En 2017, 73 % de nos fournisseurs étaient des petites et moyennes entreprises. C’est une progression de 13 % par rapport à 2016.
  • C’est une volonté de maitriser notre impact environnemental en assurant la transition vers un business durable
  • En poursuivant notre soutien à l’économie sociale et solidaire.

J’ai d’ailleurs récemment signé le Charte des  Relations fournisseurs et Achats Responsables. Avec cette charte, nous nous sommes engagés à bâtir une nouvelle relation avec nos fournisseurs, basée sur la confiance, la mise en perspective des investissements et la recherche d’innovation.

Améliorer nos pratiques, c’est aussi créer un laboratoire d’idées et d’échanges autour de l’innovation. Nous y participons avec les « mardi de la Smart Région » qui ont déjà réuni des acheteurs et des entreprises autour de l’innovation pédagogique, et à la rentrée, nous réfléchirons, autour de la « Civitech », sur l’innovation dans la sécurité et la mobilité.

Cependant, vous le savez comme moi, les solutions d’hier ne sont plus adaptées au monde de demain.

Les possibilités offertes  par le numérique, l’essor de l’intelligence artificielle, la reproduction 3D sont innombrables. Elles  vont transformer durablement notre manière même d’habiter les territoires, de construire et de travailler.

Notre ambition est donc de placer l’innovation au cœur de notre action régionale et devenir la première Smart Région d’Europe.

Nous voulons donc mettre à disposition des habitants et des entreprises d’île de France :

  • Du très haut débit partout d’ici fin 2021, notamment en grande couronne.
  • Des technologies issues de la révolution digitale : intelligence artificielle, big data, internet des objets etc.
  • Une plateforme de données 3D qui permettra le développement de nouveaux services intelligents, géolocalisés, personnalisés pour la mobilité, pour rapprocher la demande et l’offre d’emplois, pour l’environnement, l’accessibilité, la culture.

Prenons l’exemple du e-commerce dans les villages TaoBao qui résonne comme une promesse de développement et d’amélioration de la qualité de vie pour la Chine rurale.

J’étais, il y a peu,  avec le parton de Dassault qui m’expliquait qu’avec l’imprimante 3D, de nouvelles opportunités se présenteraient à nouveau et on verrait une ré-industrialisation progressive de notre territoire.

Ces nouvelles technologies changent nos modes de travail et de vie.

C’est tout l’objectif et le sens de cette journée : Mettre en relation l’ensemble des acteurs, pour créer une dynamique durable autour de l’innovation.

3 thèmes ont été retenus pour cette journée, 3 thématiques liés à des besoins concrets :

  • « Bâtiment & Énergie » pour répondre à la question que nous nous posons tous : « comment maîtriser nos coûts et construire durablement ? » Alors que nous avons lancé un PPI de 5 milliards € pour les lycées, alors que nous allons avoir besoin 20 000 places dans les 10 prochaines années, c’est pour nous un sujet de première importance
  • La table ronde « Technologies de l’Éducation – baptisées Ed’Tech »  veut proposer une réflexion sur l’enseignement du futur. Quelles nouvelles technologies pourrons-nous mettre en œuvre pour préparer les  générations futures aux réalités du monde de demain ?

Les 2/3 des métiers d’aujourd’hui auront disparu dans le monde de demain, nous avons la responsabilité de préparer notre jeunesse à ces changements radicaux parce que demain la capacité à acquérir un savoir vaudra plus que le savoir déjà acquis.

  • « Santé & maintien à domicile », ce troisième et dernier thème  vous invitera à réfléchir à l’augmentation de l’espérance de vie, des déserts médicaux qui touchent aussi particulièrement l’Ile-de-France. Quelles solutions innovantes pourrons-nous offrir pour répondre à ces enjeux  sociétaux ?

Voilà de quelle manière la Région peut confirmer son rôle de leader pour réfléchir ensemble, entrepreneurs  et acheteurs publics, à la manière dont nous voulons dessiner le monde de demain.

Je suis persuadé que l’argent ne suffit pas pour innover. Ce sont les personnes, les idées, et la manière de les articuler qui font la différence.

Je souhaite qu’avec ce 1er Forum des achats innovants, nous puissions avoir une réflexion sur le monde de demain afin d’adapter nos politiques publiques car ce qui est le plus important c’est que l’économie servent au plus grand nombre.  

Nombre de pays ont déjà fait de l’innovation une priorité,  c’est le virage que doit prendre la France et aussi l’Europe.

À la une, Événements

Colloque de l’AMIF sur les Finances publiques

 

Le lien fiscal est un des éléments essentiels à la libre administration des collectivités.

 

 

A l’invitation de mon collègue Stéphane Beaudet, Président de l’AMIF, j’ai eu le plaisir d’intervenir le 11 juin dernier, sur les finances publiques et le rôle du Conseil Régional en matière de fiscalité solidaire.

La refonte de la fiscalité locale amorcée par le Président de la République et le Gouvernement a engagé les collectivités territoriales, et tout particulièrement les communes dans un profond changement de leur gestion financière.

Dans un contexte de baisse des dotations de l’État et face à la future suppression de la taxe d’habitation, la fiscalité locale, est en pleine mutation et suscite de nombreuses inquiétudes parmi les maires en attente de mesures de compensation.

Présentée comme la première étape vers une nouvelle fiscalité locale, la contractualisation entre l’État et les Collectivités fixe un plafond de progression des dépenses de fonctionnement autour de 1,19 %, pour la Région Île-de-France. En l’absence de respect de la norme imposée par l’État, ce dernier pourra retirer ad æternam des recettes de la Région le montant correspondant à l’éventuel surcroît de dépenses par rapport à la norme fixée.

L’État nous demande de participer à l’effort de redressement des comptes publics mais cette participation doit être équilibrée. Et il faut que nous y prenions tous part, l’État compris !

Cette norme imposée comme une épée de Damoclès au-dessus des collectivités pose la question essentielle de notre autonomie fiscale et de notre libre administration.

 Nous ne pouvons ni ne devons faire marche arrière en matière de décentralisation. Bien au contraire ! Je crois que nous devons donner encore  plus de responsabilités aux élus.

Sur 4,2 milliards d’euros de recettes, la Région a une capacité d’intervention sur seulement 350 M€ ! C’est bien trop peu…

Qui dit autonomie fiscale, dit responsabilité et maintien du lien entre élus et citoyens.

Nous devons faire attention à ne pas éloigner le citoyen de l’élu car le pouvoir de proximité des élus est celui d’avoir accès à des ressources locales afin de mettre en œuvre le projet politique pour lequel il a été élu.

Les citoyens peuvent ainsi  voir concrètement ce qui est fait avec leur argent ! Alors que la logique imposée par l’État est tout autre et risque de couper ce lien fiscal essentiel entre élus et citoyens.

Mal définie, la fiscalité solidaire est souvent perçue comme un mécanisme de l’économie sociale et solidaire mais elle relève davantage de la péréquation entre les collectivités.

Et de la  péréquation, il en faut ! Nous le savons bien en Île-de-France où  les disparités territoriales, sociales et économiques sont fortes.

Aussi arrêtons d’opposer les territoires ! On en crève !  La garantie républicaine fait que où que vous soyez sur le territoire, la république doit vous apporter les mêmes chances de réussite. L’État doit jouer son rôle en matière fiscale pour équilibrer les territoires.

Au fil des réformes fiscales, les fonds de péréquation se sont démultipliés. On en compte plus de 16 avec chacun ses propres règles et ses propres mécanismes où seuls quelques experts s’y retrouvent….

Même si la question des péréquations est un des sujets les plus débattus, il est aussi l’un de ceux où se fait le plus sentir le manque d’évaluation du système et des nombreux dispositifs qui le composent.

Je suis convaincu que l’évaluation de l’efficacité des mesures que nous mettons en place nous permettra de changer de paradigme.

Alors pour conclure, oui à la fiscalité solidaire ! Or la péréquation ne peut s’entendre sans une réelle autonomie fiscale des collectivités, et pour cela nous devons savoir évaluer nos politiques et maintenir le lien fiscal essentiel entre les citoyens et les élus.

À la une, Région Ile-de-France

Compte administratif 2017 : Une région vertueuse !

Il nous faut apprendre à faire mieux avec moins ! …

…. pour que notre dette ne constitue par un fardeau pour les générations futures

Le 31 mai dernier, les élus régionaux étaient à nouveau réunis en séance plénière pour notre  rendez-vous budgétaire habituel au cours duquel je leur présentais le compte administratif 2017 et le budget supplémentaire 2018.

Si 2016 a été une année de rupture avec la précédente gestion ➤ 2017 aura été un budget de concrétisation de nos engagements.

Avec un emprunt stabilisé à 530 M€, nous avons ainsi confirmé notre capacité à redresser durablement nos finances tout en donnant la priorité aux investissements clés pour les franciliens,  et ce malgré des ressources contraintes.

Une nouvelle fois encore nos ressources et particulièrement les dotations de l’Etat se réduisent. Et au risque de me répéter,  nous ne pourrons continuer ainsi à supporter les charges grandissantes de la décentralisation sans engager rapidement une réforme de nos finances régionales.

Celle-ci devra s’articuler autour de recettes plus dynamiques et plus cohérentes avec nos nouvelles compétences, d’une refonte du système de péréquation mais  aussi d’une contractualisation qui se voudra équilibrée et respectueuse de notre autonomie.

L’Etat nous impose de faire des économies qu’il ne fait pas lui-même ! Je resterais vigilant à ce que la norme imposée par l’Etat n’obère pas notre capacité d’investir pour votre avenir.

C’est dans ce contexte de réduction des dotations régionales que j’ai appuyé dès 2016 notre démarche de  mutualisation des achats publics.

L’objectif que nous nous sommes collectivement fixé est de réaliser 100 M€ d’économies en 5 ans. Cette nouvelle manière de gérer nos achats, va nous permettre de retrouver des marges de manœuvre,  en trouvant les meilleures entreprises et les meilleures solutions possibles au bénéfice des Franciliens. Nous nous sommes engagés à travailler autrement avec les territoires et faire de nos 1 Mds € d’achats un facteur d’attractivité et de développement économique et social.

Et cette performance économique se voit déjà puisque nous venons de réaliser 14 M€ d’économies en 2017 et que 25 M€ de plus sont prévus en 2018.

En signant la Charte des Achats responsables, je me suis engagé à ce que de nouveaux rapports, plus durables et plus équilibrés, s’instaurent avec nos fournisseurs. Et en 2017, je peux déjà vous présenter un bon bilan avec +33 % d’heures d’insertion supplémentaires par rapport à 2015 et certifier que 73 % de nos fournisseurs sont des TPE/ PME.

Le résultat de cette bonne gestion m’a permis de présenter aux conseillers régionaux des dépenses régionales de fonctionnement en baissent de 1,4 % tandis que nous augmentions nos investissements de 2,2%.

Nos ratios sont d’ailleurs tous repassés au vert, avec une encours de la dette stable à +0,2 %, une capacité de désendettement qui est passée en deux années de 7,2  à 5,5 ans et un taux d’autofinancement de 70,9 % très largement supérieur à ce qui se faisait les dernières années.

Tous nos ratios démontrent que notre Région devient vertueuse et les agences de notations ne s’y sont pas trompées puisqu’elles ont unanimement relevé notre note AAA perspective stable qui est au meilleur niveau possible.

Mais de bons ratios financiers ne suffisent pas à faire une bonne politique, nous avons aussi un grand besoin d’évaluer nos politiques publiques. Il faut savoir évaluer, contrôler et réorienter si nécessaire nos dispositifs, et ce, dans l’intérêt des franciliens.

Ma volonté politique, vous le savez déjà, est de m’assurer que nous proposerons aux Franciliens des dispositifs efficaces et utiles et nous les évaluerons avant de les pérenniser. Cohérence, efficience, contrôle et réorientation si nécessaire de nos politiques. Nous ne pouvons plus nous permettre de dépenser sans évaluer !

C’est pourquoi la Région va, sous ma responsabilité, se doter en interne d’un nouveau service indépendant qui sera en charge du pilotage des évaluations de nos politiques publiques régionales.

Faire mieux avec moins, c’est là tout l’engagement et l’enjeu de ma délégation.