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Mobilisons notre épargne pour nos entreprises !

Publiée dans l’Opinion le 23 mai dernier, retrouvez ci-dessous la Tribune que j’ai cosigné avec Arnaud Bruillon, président de AB Holding Compagny groupe Finsbury sur l’épargne et le financement des entreprises.

Ceux qui ont la capacité d’épargner, et même modestement, grâce aux livrets et plans d’épargne, les assurances-vie, ou divers produits plus spécifiques le font pour tant de raison : pour anticiper d’éventuels lendemains plus rudes, pour ses enfants, ou s’assurer une retraite plus clémente. Mais cette épargne peut aussi utilement faire grandir nos entreprises, et en premier lieu celles qui font vivre nos territoires, contribuent à l’emploi, à la fierté de tant de familles. Pourtant, aucune entreprise créée depuis 1975 n’a pu se hisser parmi les 40 principales entreprises en France. A l’inverse, un tiers des 40 principales entreprises américaines a moins de 40 ans. Ce point marque la faiblesse de notre tissu intermédiaire, l’équivalent de la classe moyenne pour les entreprises. Une fois encore, la France n’arrive pas à défendre ce niveau médian, pourtant indispensable à la croissance du pays. Réjouissons-nous pour autant des si belles pépites française que sont Caddie, Le Paysan Breton, Leboncoin, Michel et Augustin, etc. Valorisons-les, donnons-leur les moyens de se développer, irriguons-les avec notre épargne !

Le paradoxe est connu : la France dispose d’une épargne de 2 000 Mds€ avec pourtant un nombre d’ETI préoccupant, alors qu’elles sont trois fois plus nombreuses en Italie, Allemagne ou au Royaume Uni. Le taux de survie à deux ans de nos PME est plus faible qu’outre-manche, qui compte cinq fois plus de business angels et trois fois plus de sociétés capables de lever plus de 100 M€.

En parallèle, la détention directe d’actions est en France la forme d’épargne la plus taxée avec un taux de prélèvement sur les particuliers allant jusqu’à 58% alors que les placements moins risqués sont exonérés d’impôt sur le revenu ou ont une fiscalité réduite de 7,5% à 8ans. Cette situation est particulièrement préjudiciable au développement de nos PME car elle génère une perte de confiance chez l’épargnant et le décourage d’investir sur le long terme.

Les conséquences sont multiples, notamment en termes de positionnement de l’économie sur les secteurs porteurs. L’enjeu n’est pas de décréter les entreprises ou les secteurs qu’il faudrait accompagner, mais de produire de la richesse collective avec un fort effet de levier sur l’emploi.

En effet, les actifs institutionnels sont majoritairement investis en dette obligataire ; or cette logique est devenue inadaptée aux besoins des entreprises, qui ont aujourd’hui, plus que jamais, autant besoin d’air que de fonds propres. Or, le ticket moyen du financement privé en capital est de 6,7 M€ en France, contre 149 M€ au Royaume Uni. On connait le phénomène des « licornes » qui n’hésitent plus à aller se faire coter aux Etats-Unis où l’écosystème d’investisseurs est dynamique et qualitatif. Rien d’étonnant non plus à ce que le taux de transmission des entreprises est de 14% en France, contre 51% en Allemagne et 70% en Italie…Difficile de montrer de manière plus concrète l’absence d’investisseurs tricolores actifs dans le développement de nouveaux champions français !

Au-delà de la question fiscale et de la nécessaire valorisation de la prise de risque, regardons la réalité en face : la France a besoin d’un dispositif pour mobiliser l’épargne des français de manière directe dans les fonds propres des entreprises à potentiel. C’est un enjeu de souveraineté. Il ne s’agit pas de créer un énième guichet pour sauver les entreprises qui ont perdu l’appui de leur banquier, mais plutôt d’établir en France un nouveau type d’acteurs inspiré en partie des fonds de pension et des fonds souverains, dont l’objectif est d’investir massivement et d’accompagner la gouvernance, de manière bienveillante, sur le long terme et qualitative les dossiers les plus porteurs de l’entreprenariat français avec des fonds à la fois privés et publics.

L’esprit d’un Fonds Investisseurs Entrepreneurs France qui investirait à long terme dans des entreprises de croissance françaises cotées de taille moyenne, à travers des prises de participations minoritaires significatives de 20% à 40%, serait le meilleur outil d’accompagnement des PME et ETI de croissance. L’esprit est d’investir durablement les économies des petits porteurs pour en sortir de la rente à long terme. Stratégique pour soutenir et renforcer durablement l’économie nationale. Un Fonds alors stratégique pour accompagner de manière déterminante les changements liés à la mue, à la digitalisation de l’économie, à l’adaptation des nouveaux processus industriels, au besoin d’internationalisation et de renforcement du capital marque et de relation client des PME.

Nous parlons ici d’une notion économique qui manque à ce pays : le rôle patriotique de l’épargne. Nous ne le redirons jamais assez, mais c’est un acte citoyen fort que d’aligner les intérêts de la nation avec ceux du contribuable autour de projets de croissance durable, ceux de nos PME.

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Mon intervention lors du vote du Budget 2017

Séance du Conseil Régional du 23 janvier 2017

Madame la Présidente, Chers collègues,

Une fois n’est pas coutume, je commencerai par remercier les services et l’administration de la Région et tout particulièrement ceux du Pôle Finances qui ont, avec abnégation et diligence, fourni un travail considérable pour nous présenter ce budget.

2016 a été un budget de transition. Notre héritage, c’est un passé miné par la gestion précédente. Nous avons voulu rompre avec les pratiques antérieures, trop souvent dispendieuses. Nous avons pu trouver un financement au Pass Navigo, réaliser 250 M€ d’économies et maitriser notre emprunt. Nous avons su investir et mettre en place les 2/3 du programme pour lequel nous avons été élus. Nous avons su être vrais, responsables et rigoureux.

Mais, nous sommes ici pour parler de l’avenir, celui d’une région pourvue d’immenses richesses, pas assez valorisées. Je vous propose une option : celle de la modernité, de la confiance, de l’efficacité : Modernité des solutions que nous proposons, Confiance dans la vérité de notre budget, Efficacité dans la mise en œuvre de notre programme.

Nos orientations sont claires, notre gestion est maîtrisée, notre budget est en conséquence. Et je suis fier de vous le présenter aujourd’hui. La Région a eu besoin d’un nouvel élan, nous le lui avons donné ! Dans un contexte national extrêmement tendu et contraint, nous avons fait le choix d’amplifier nos dépenses d’investissement. Elles sont la clé pour garantir un avenir à l’Ile-de-France, pour pérenniser l’emploi et l’attractivité de notre Région, pour imaginer un meilleur cadre de vie aux Franciliens.

Notre budget 2017 s’élèvera à 5, 25 Mds € en hausse de 5,5 % par rapport à 2016.

Cela se traduit par l’inscription de 2 Mds€ de AP en hausse de 17,7 % par rapport à 2016. En CPi, nous inscrivons 1,8 Mds € qui nous permettront de poursuivre nos projets et en lancés de nouveaux. Mais je veux aussi que notre Région soit exemplaire, plus économe et plus respectueuse des deniers publics, c’est pourquoi nous continuerons notre politique de réduction des dépenses de fonctionnement. Cela se traduira par l’inscription de 2,19 Mds € d’AE, en baisse de 3,9%.

Nous avons été élus pour mettre en œuvre un budget responsable et courageux. Pour cela, nous avons fait le choix de nous recentrer sur nos compétences légales et obligatoires. Ce budget est donc au cœur de nos promesses de campagne !

C’est un budget transport de 1,5 Mds € en hausse de 23 %, pour un réseau fiable, moderne et sécurisé de tous les types de transport, sur tout le territoire.

C’est un budget Lycée à 505 M€ en AP en hausse de 26 % pour répondre à l’urgence démographique face à la pénurie d’établissements secondaires. Un nouveau PPi sera voté prochainement et 13 chantiers importants seront rapidement lancés.

C’est un Budget résolument tourné vers la croissance et l’emploi : 141 M€  , +35 % en direction des 400 000 entreprises franciliennes. Car ce sont les TPE et PME qui innovent – à condition de le leur permettre -,  qui participent du dynamisme et de l’image de notre Région, qui créent de l’emploi. A ce titre, nous déploierons notre Gamme’UP.

C’est enfin, un budget de 818 M€ (AP et AE) dédié à la Formation professionnelle, à l’apprentissage et à l’emploi des jeunes et des chômeurs longue durée: doublement de l’entrée en formation de 125 000 chômeurs, Accompagnement de 4000 apprentis supplémentaires, Signature de contrats de performance avec 130 CFA. C’est une nouvelle cartographie des bassins d’emploi pour mieux répondre aux exigences économique de nos territoires. Ce sont des formations sanitaires et sociales renforcées avec un budget global de 195 M€.

D’aucuns nous accusent de renoncement, de désengagement et d’irresponsabilité ? Je veux simplement leur rappeler quelques chiffres : C’est + 52% pour la ruralité trop longtemps délaissée.

C’est + 12% pour la culture ! Avec 93 M€ inscrit au BP, nous allons mettre en œuvre une nouvelle politique culturelle plus équilibrée, plus accessible aux jeunes et plus soucieuse de l’industrie cinématographique (cinéma, jeux vidéo, web séries). Nous voterons d’ailleurs en fin de semaine, le nouveau Fonds de soutien au Cinéma.

185 M€ seront mobilisés pour mettre en place une nouvelle stratégie européenne totalement abandonnée.

Rien ne serait prévu pour l’environnement ? Alors je vais vous le dire. L’écologie, c’est un budget 108 M€ en augmentation de 35 % par rapport à 2016.  C’est aussi le succès des 100 quartiers innovants et écologiques. Alors que sur Paris, le constat est terrible : Dégradation de la qualité de l’air, augmentation des bouchons et aggravation de la pollution sonore ; Nous multiplions par 13 les fonds pour la qualité de l’air.

Nous en avons fini avec les vieilles recettes qui ne fonctionnent plus : je vous parle ici de nos nouvelles politiques en faveur des familles, de l’accessibilité, de notre politique du logement pour rendre les quartiers prioritaires plus humains et plus attractifs (2 Mds€).

Je vous parle de notre politique sportive et du doublement de son budget pour encourager la pratique sportive (+54 %), en vu notamment des JO et du Plan Sport Oxygène.

Je vous parle enfin des nouveaux Contrat d’aménagement Ruraux (CAR) qui accompagneront les collectivités dans la réalisation de projets d’aménagement, d’équipement et de développement cohérents et durables. 19 M€ seront ainsi intégrés à de nombreuses politiques sectorielles : culture, sport et loisirs, Action sociale et famille, Patrimoine…

Les chiffres parlent d’eux même. Mais nous ne pourrons le faire sans un besoin de rationalisation. Comment ? Par un effort budgétaire important : par un plan ambitieux d’économie, une optimisation de nos achats, une gestion rigoureuse et soucieuse de l’argent public. Nous avons déjà initié et enclenché des politiques qui auront un impact dans les années qui viennent comme, par exemple, les économies que nous réaliseront dès 2018 avec le déménagement de la Région à St-Ouen.

Car, oui, des choix ambitieux ont dû être faits et le seront encore ! Et à ce titre, je tenais à vous féliciter, chers collègues de la majorité, pour votre sens des responsabilités et votre vision de notre Région.

On nous dit que nos ressources augmentent fortement ? En réalité, nos marges de manœuvre restent limitées. Nos ressources sont, en vérité, contraintes et incertaines.

Je vous rappelle que pèse sur nous la baisse des dotations et la hausse de la péréquation. En 5 ans, les dotations de l’Etat ont diminué de 35 % tandis que notre fiscalité directe augmentait d’à peine 5 %. Nos recettes, hors remboursement anticipé de créance RATP/SNCF, s’établissent à 4, 300  Mds€ en hausse de 225 M€.Mais ceci n’est qu’une augmentation de façade : Sur ces 225 M€  de recettes nouvelles, 158 M€ sont conditionnées à des dépenses spécifiques supplémentaires : Ce sont les 55 M€ du fonds de transition conditionnées à des dépenses pour le développement économique et l’innovation, les 93 M€ du Plan de Formation 500 000 et les 10 M€ de Fonds européens. Nos recettes ne progresseront, donc, en fait que de 67 M€ soit 1,6 % (à peine plus que l’inflation à 1,2%).

Les dotations de l’Etat devaient être compensées par un reliquat sur la taxe sur les bureaux et la part dynamique de la CVAE. Mais ce que l’Etat nous donne d’une main, il le reprend de l’autre nous faisant perdre 9 M€ de droit à compensation de perte de fiscalité locale et 5 M€ au titre de la péréquation CVAE. Nous avons également subi de fortes régulations de TICPE. Enfin, comme je vous le disais lors du débat d’orientation budgétaire, les dernières lois de finances votées en Décembre ne nous ont pas été très favorables et pourrait nous faire perdre 175 M€ de recettes supplémentaires au 1er Janvier 2018. Mais, j’y serais d’autant plus vigilant que je veux être le garant d’une gestion exemplaire et rigoureuse.

Les taux à long terme augmentent. Je ne suis pas certain que nous pourrons récidiver le succès de notre dernière émission verte et responsable : 650 M sur 9 ans à un taux fixe de 0,59%. Nous avons donc l’obligation de diminuer notre déficit. Il y a urgence à freiner notre endettement ! C’est ce que nous avons fait. A fin 2017, notre emprunt devrait être stabilité à 800 M€ comme en 2016. Ceci marque un effort d’autant plus important que nous devrons tenir compte, à la fois, d’une hausse structurelle et tendancielle de + 89 M€ de nos dépenses obligatoires, et, d’une augmentation de 84 M€ des annuités de remboursement des emprunts passés. Nous ne pouvons plus continuer d’endetter les Franciliens comme par le passé.

Le budget que je vous soumets un budget à la fois ambitieux en investissement et responsable en Fonctionnement.

Avec ce budget, nous sommes prêts à investir plus et surtout mieux pour l’emploi et la croissance, pour l’innovation et la formation ; plus et mieux pour les lycées et l’éducation des jeunes, pour la modernisation des transports, nous sommes prêts à répondre à l’enjeu environnemental, à lutter contre les fractures sociales et territoriales. Ce budget est un budget de vérité et de courage. Le courage de l’action ! Le courage de lier nos convictions à nos actions. Notre trajectoire est celle pour laquelle les Franciliens nous ont élus.

Nous voulons une Région innovante, au service de la croissance et de l’emploi. Nous voulons une Région propre qui s’investit pleinement dans la transition environnementale. Nous voulons une Région réconciliée où le vivre ensemble est une priorité.

Nous pouvons faire de la Région la Première Région d’Europe : voilà notre ambition pour l’Ile de France et les franciliens. Pour cela, nous devons freiner notre endettement pour ne pas faire peser sur les épaules de nos enfants le poids trop lourd d’une action publique irresponsable.

Les Franciliens attendent de nous, une politique régionale courageuse, fière et authentique. Ce budget est la traduction des engagements que nous avons pris devant les Franciliens. Il s’inscrit dans cette ambition. Ce budget est la mise en œuvre d’une volonté démocratique.

Il est la garantie d’une action régionale résolue et déterminée. Il est une promesse républicaine.

Il montre qu’il existe une autre voie.

Je vous remercie.

 

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Faire du Conseil Régional une collectivité d’investissement

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Les 6, 7 et 8 avril dernier, j’ai présenté aux conseillers régionaux d’Ile-de-France  le premier budget 2016 de la nouvelle majorité de la Région Ile-de-France. Nous avons dû construire ce budget, malgré une situation financière régionale contrainte par le recul des recettes – notamment la baisse de 140 millions d’euros dont 76 M€ de DGF, cette année – et les conséquences d’une dépense publique non maîtrisée depuis 2010.

Mais, contrairement, à la précédente majorité, nous avons décidé de maitriser notre emprunt, d’augmenter de 70 millions d’euros le montant des investissements tout en réalisant 120 millions d’euros d’économies.En commandant un audit financier et juridique sur la situation du Conseil régional, j’ai souhaité disposer d’un état des lieux précis de finances de la Région.

Et le constat est alarmant ! L’étude observe une « nette dégradation de la santé financière de la collectivité depuis 2010 » ainsi qu’une augmentation de la dette de plus de 53%. Résultat : La Région Ile-de-France est la troisième Région la plus endettée des régions françaises.Pourtant, nous avons décidé avec Valérie Pécresse de faire des préoccupations quotidiennes des Franciliennes et des Franciliens, notre priorité. Notre politique se concrétisera principalement en matière de transports, d’éducation, de culture, de développement économique et de sécurité.Nous avons décidé de tourner la page des pratiques opaques et clientélistes du passé qui, nous le savons, sont trop souvent sources de profondes inégalités.

Des arbitrages ont dû être effectués, mais lors des choix difficiles que nous avons dû faire, j’ai toujours gardé à l’esprit  les engagements que j’avais pris : des mesures concrètes, de proximité, équitables et justes. Après d’âpres négociations engagées avec le Premier ministre, nous avons réussi à  sauver, pour cette année,  le Pass Navigo à tarif unique sans augmentation d’impôts !

Lors de la séance plénière consacrée au budget 2016, les élus UDI ont fait évoluer les politiques régionales sur des sujets que nous considérons comme fondamentaux : L’environnement, la culture ou encore l’action sanitaire et sociale.Les élus du groupe UDI ont permis d’augmenter de 15% les investissements dans les énergies renouvelables thermiques et électriques. Dans le domaine de la culture, nous avons renforcé le soutien de la Région en faveur du spectacle vivant, du cinéma et du livre.Nous avons abondé le budget  sur les politiques d’information et de prévention en matière de sexualité, de contraception et d’IVG.

Et, soucieuse des deniers publics, notre famille politique a également obtenu qu’un audit financier du STIF soit réalisé.Ce premier budget 2016 que j’ai eu l’honneur de préparer et présenter, est un budget maitrisé financièrement, ambitieux et responsable, garantissant la mise en œuvre de nos priorités et respectant les engagements que nous avons pris devant les franciliens.

Je tiens à exprimer mes remerciements à  l’administration qui a travaillé sans relâche à la préparation de ce budget dans un temps très contraint ainsi qu’aux membres de l’exécutif qui ont su faire preuve d’une grande responsabilité face à la situation dans laquelle se trouve la région.Construit dans un contexte contraint, il est une première étape pour préparer l’avenir de notre Région.

Stéphane Salini

Retrouvez le discours que j’ai prononcé à l’occasion de la séance du vote du budget

 

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Pour la région, à plein temps !

Stéphane SALINI, nouveau vice-Président de la Région Ile-de-France, démissionne de son mandat de conseiller départemental de la Seine-Saint-Denis.

Article en ligne sur le site Internet du Parisien :
http://www.leparisien.fr/drancy-93700/drancy-salini-elu-vice-president-a-la-region-quitte-ses-autres-mandats-05-01-2016-5423403.php

Stéphane SALINI a été élu vice-Président en charge des finances au conseil régional d’Ile-de-France le 18 décembre dernier. Il rejoint le nouvel exécutif régional (15 vice-présidents), mené par Valérie Pécresse. Conseiller départemental de la Seine-Saint-Denis depuis 2004, Stéphane SALINI a notifié sa démission « avec effet immédiat », à Monsieur Troussel, Président du conseil départemental de la Seine Saint Denis. Monsieur Hamid Chabani le remplacera au conseil départemental.
Stéphane SALINI, abandonne également la Présidence de la Communauté d’Agglomération de l’Aéroport du Bourget qui a intégré le nouveau territoire « T7 territoire des aéroports » le 1er janvier dernier. Il souhaite se consacrer ainsi pleinement à la région et rendre la confiance qui lui a été donnée.

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Au travail à la région

Après presque deux décennies d’une même présidence, la région Ile-de-France a gagné une nouvelle majorité. C’est une grande victoire pour l’union du centre et de la droite, une grande victoire pour l’Ile-de-France rassemblée !

Elu à la région dimanche dernier, je tenais, tout d’abord, à remercier celles et ceux qui m’ont fait confiance pour les représenter dans cette assemblée régionale pour les six prochaines années.

Conscient des responsabilités qui m’incombent désormais en tant que vice-Président du Conseil régional, je voudrais dire combien je continuerai à rester fidèle aux valeurs républicaines que j’ai toujours défendues dans mon Département de la Seine-Saint-Denis. Cette élection je la dois aussi et surtout aux militants qui m’ont accompagné durant toute cette campagne régionale, sur le terrain, dans les marchés ou les gares, et qui sont des vaillants fantassins. C’est à eux que je dédie cette victoire.

Je tenais à remercier ma famille politique et en particulier Jean-Christophe Lagarde. Cette nouvelle majorité sera celle de l’union dans la diversité : cohérente, forte, mais aussi, je le souhaite,  respectueuse des sensibilités de chacun. On ne brade pas ses valeurs, on les partage et on les affirme. Profondément européen, attaché aux valeurs de mon parti, je défendrai à mon échelle une nouvelle ambition territoriale et sociale pour l’Ile-de-France que cela soit dans les domaines économique, financier, écologique, éducatif ou culturel. Je représenterai la Seine-Saint-Denis avec fierté, Département si souvent victime des clichés et des idées reçues, dont je suis originaire et que je n’oublierai jamais.

Je félicite Valérie Pécresse pour son élection à la Présidence de la région. C’est une femme qui a parcouru l’Ile-de-France depuis de nombreuses années et qui connaît parfaitement les dossiers et les problématiques de notre région. Elle sera, je le sais, la Présidente de tous les franciliens.

Le groupe UDI de la région que je salue et que je félicite pour son élection, défendra toute l’Ile-de-France dans le respect des valeurs humanistes qui sont les siennes et, surtout, en toute indépendance de vote. C’est dans ce cadre que le groupe UDI a choisi de me désigner en tant que candidat à la vice-présidence de la région. Je souhaitais remercier chaleureusement mes collègues de m’avoir ainsi proposé à ce poste de l’Exécutif régional. J’essaierai d’être digne de la confiance qu’ils m’ont témoignée et d’être à la hauteur de leurs attentes. Je m’engage devant eux à porter la parole du centre et à la faire entendre.

L’UDI sera un partenaire constructif dans la majorité. C’est une Ile-de-France ambitieuse et conquérante, soucieuse de ne pas laisser sur le bord du chemin ses territoires excentrés que notre groupe s’attachera à défendre. Dans la première région économique européenne, la France a un devoir d’exemplarité qu’elle se doit de respecter. Le mandat dont nous sommes investis aujourd’hui engage en réalité l’avenir de la région pour les prochaines décennies et nous devons tous mesurer la difficulté des tâches qui nous attendent. Notre groupe veillera donc quotidiennement au respect d’un service public de qualité envers l’ensemble des franciliens.

J’ai confiance en notre projet commun pour notre région. Les habitants de l’Ile-de-France attendent de nous des réponses concrètes, immédiates, loin de fioritures et des grands discours. Nous devrons faire preuve d ‘écoute et de solidarité. Ce dernier terme sonne particulièrement fort aujourd’hui, quelques semaines seulement après les terribles attaques qu’ont subies la France et notre région en particulier.  C’est ainsi que nous nous appliquerons à mener des batailles contre toutes celles et ceux qui s’attaqueront à notre Démocratie et aux valeurs de la République.

Pour mener à bien les projets de la région de manière sereine et cohérente, je concentrerai toute mon énergie à ce mandat régional. Ainsi, il m’est paru évident de démissionner de mon mandat de conseiller départemental de la Seine-Saint-Denis. De même, j’abandonne mon poste de Président d’Agglomération.

Tout est une question de volonté et d’ambition. Il en est de même en politique, et c’est cette politique que je souhaite pour ma région : des mesures concrètes, de proximité, équitables et justes. C’est ainsi , alors que nous voyons notre monde changer, toujours plus ouvert et toujours plus complexe, que je conçois le devoir du politique : être avant tout un humble représentant de ceux que nous croisons chaque jour, au détour d’une rue ou dans les transports, dans nos lycées ou dans les quartiers éloignés des centres du pouvoir. Ce devoir de représentation, je le ferai vivre. En tant que vice-Président de la région Ile-de-France, il sera la force de mon action.

Stéphane SALINI

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Merci !

Chères amies, chers amis,

C’est avec beaucoup de reconnaissance que nous vous écrivons, avant tout pour vous remercier pour votre mobilisation dans notre Département ces dernières semaines et grâce à laquelle l’union du centre et de la droite, a pu remporter les élections régionales en Ile-de-France.

C’est une victoire historique :

Historique après 17 années d’une gestion déplorable de l’Ile-de-France par la gauche !

Historique pour notre Département car alors de nouveaux projets vont enfin pouvoir se concrétiser grâce à cette majorité qui défendra la Seine-Saint-Denis pour les six prochaines années !

Cette victoire, nous vous la devons à vous tous, qui avez cru à l’alternance, au changement et aux projets de proximité. Nous vous démontrerons dès les prochains mois que votre choix n’a pas été vain et que les 8 nouveaux élus de Seine-Saint-Denis qui siégeront à l’assemblée régionale défendront du mieux possible notre territoire. Parmi ces 8 élus, nous représenterons tous les trois  l’UDI.

Au-delà de ce succès régional, l’UDI compte désormais 203 élus régionaux en France, contre 111 auparavant. C’est un véritable succès pour notre parti, porté par Jean-Christophe Lagarde. Nous souhaitions le remercier pour son soutien tout au long de cette campagne. Forts de la consolidation de notre parti au niveau national, nous sommes plus que jamais soucieux de défendre vos préoccupations et de les porter au plus haut niveau à l’échelle de la région.

Nous tenions également à remercier Linda Sayah, Sonia Alout et Menahd Ouchenir qui n’ont pas été élus mais qui continueront à défendre nos projets et nos idées.

Alors que certains pourraient penser le devoir accompli, nous avons au contraire le sentiment que tout commence et nous nous mettrons au travail dès vendredi 18 décembre, à l’occasion de la première séance du conseil régional.

Une nouvelle fois, merci !

Amitiés militantes,

Stéphane SALINI

Ludovic TORO

Karine FRANCLET

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Lettre au candidat socialiste pour les régionales en Ile-de-France

Stéphane SALINI, conseiller politique du Président de l’UDI, Jean-Christophe LAGARDE, est conseiller départemental de Seine-Saint-Denis et Président de la Communauté d’Agglomération de l’Aéroport du Bourget (94 000 habitants).

A quelques mois d’une élection qui décidera de l’avenir de notre région et de nos territoires, auriez-vous l’intention, Monsieur le candidat socialiste, de gérer la région comme vous avez géré la Seine-Saint-Denis ?

En l’espace de quelques années, les séquano-dyonisiens ont pu constater la dégradation rapide et inadmissible de leurs services publics en même temps qu’ils subissaient une augmentation exponentielle de leurs impôts. Pourtant, vous Président du Conseil général de la Seine-Saint-Denis, vous aviez affirmé prendre en compte les mutations sociales intervenues dans le Département !

Les habitants paient aujourd’hui le résultat de votre flagrant manque d’anticipation et de vision dans la gestion des affaires du Département.

Manque d’anticipation d’abord, avec un plan collège bâclé, adopté dans l’urgence car il a fallu tout faire, tout de suite pour combler votre retard, alors que la gauche est aux responsabilités depuis plus de 45 ans, dans la rénovation et la construction de nouveaux collèges. Un plan élaboré sans concertation, dans la précipitation et donc avec un coût financier bien plus important : près de 600 millions d’euros, financés, en grande partie, par le recours à l’emprunt, gelant tout autre investissement.

Manque d’anticipation ensuite, dans la gestion des crèches départementales : vous souhaitiez que la Seine-Saint-Denis occupe le premier rang de tous les Départements d’Ile-de-France dans le domaine de la petite enfance. La Seine Saint Denis occupe bien la première place…mais celle du Département le plus jeune de France, et la dernière en termes de places disponibles dans les crèches. Devant la difficulté de trouver une solution pour leurs enfants, de nombreux parents, doivent s’arrêter de travailler. Lire la suite

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Lettre ouverte pour la jeunesse de la Seine-Saint-Denis

Qui n’a jamais entendu cette question, sur les ondes radio ou devant les écrans, posée par la droite à la gauche ou inversement ;  l’éternelle question : « Quel avenir pour la jeunesse ? ».  Alors même que nous continuons à nous la poser, il semble qu’aucune réponse raisonnable n’ait encore été apportée à ce jour.

Serait-ce véritablement un problème insoluble ? Ou bien l’expression de la lassitude d’une partie de notre classe politique, bien incapable de voir, derrière le mythe de la jeunesse rebelle, les vrais problèmes concrets auxquels elle fait face ?

En Seine-Saint-Denis, peut-être plus qu’ailleurs, la jeunesse n’est pas qu’un mot pour paraphraser Pierre Bourdieu. Il faut se garder d’en faire une catégorie, elle est trop diverse pour cela. J’accepte d’ailleurs aisément l’idée qu’elle puisse être la richesse de notre Département, et, au-delà, son avenir. Dans le Département le plus jeune de France, où près de 30% des habitants ont moins de 30 ans,  les réponses apportées par les pouvoirs publics ne semblent plus correspondre aux besoins, au contraire : en Seine-Saint-Denis pour les jeunes au chômage c’est « prends ton RSA et tires-toi ! », et c’est à peine caricatural : les chargés d’insertion sont bien peu nombreux pour accompagner les jeunes dans leur recherche d’emploi ou même pour les aiguiller dans leur parcours professionnel. Pour ceux qui sont au collège c’est l’instauration d’une augmentation sans précédent des tarifs de la cantine scolaire (+100%), pour ceux qui veulent faire du sport, c’est la baisse drastique des subventions aux associations sportives, enfin, pour ceux qui voudraient bénéficier d’une aide à l’accompagnement scolaire, il n’existe rien…si ce n’est la bonne volonté de certains maires, comme à Drancy.

Je propose 3 mesures concrètes à l’échelle de notre Département, au besoin en passant par le droit à l’expérimentation prévue dans notre Constitution : Lire la suite

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Vous aimez la politique de François Hollande ? Vous adorerez celle du PS en Seine-Saint-Denis !

Au PS, les promesses sont semblables à un feu, elles tiennent chaud un moment, puis finissent en fumée.

Vous-souvenez vous, en 2012, des 60 engagements présidentiels de François Hollande ? Par exemple la baisse du chômage (engagement n°3) et celle des impôts (engagement n°14), le maintien de ressources pour les familles les plus modestes (engagement n°16) le renforcement de l’aide et de l’accompagnement pour les plus fragiles, notamment les personnes âgées et les personnes à mobilité réduite (engagement n°32)…

Pourtant, tout le contraire s’est déroulé : après la hausse record du chômage en France, l’augmentation massive des impôts, la baisse récente des allocations familiales et, en coup de grâce, la réforme désastreuse des rythmes scolaires pour nos enfants, le gouvernement socialiste a renié tous ses engagements !

En Seine-Saint-Denis aussi, les habitants subissent depuis plus de deux années cette politique injuste du PS. Au-delà de la grande braderie des services publics qui a lieu dans notre Département, c’est aussi le constat de l’incohérence flagrante entre le discours et les actes : Lire la suite

À la une, Editos

Stop aux impôts en Seine-Saint-Denis !

Elus et militants de l’UDI de Seine-Saint-Denis ont été massivement présents sur les marchés de notre département les samedi 5 et dimanche 6 octobre dernier pour le lancement de la nouvelle « pétition numérique » à l’initiative de notre groupe : stopauximpots93.com

Après les hausses massives du Gouvernement imposées depuis 2012, après les 750 millions d’euros supplémentaires pris dans la poche des contribuables en Seine-Saint-Denis depuis 2008, après la suppression d’aides et de services réels rendus aux habitants comme la subvention de la carte Imagine’R pour les collégiens, lycéens et étudiants, la hausse des tarifs de cantine, la baisse drastique des aides au fonctionnement des places de crèche publiques comme privées, la suppression des aides aux clubs de foot de niveau national, nous disons STOP, trop c’est trop !

Le Conseil général attendra la fin des élections municipales pour annoncer de nouvelles hausses d’impôts. Alors nous prenons date dès aujourd’hui, et alertons les habitants : non, la gauche n’a pas fini son traitement de choc « + d’impôts et – de services ». Réagissons !

 

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