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décembre 2018

À la une, Région Ile-de-France

Budget 2019 : C’est voté !

Pour une région ambitieuse et exemplaire

Les 17, 18 et 19 décembre dernier, je présentais en séance plénière notre budget prévisionnel pour l’année 2019.

Au terme de ces 3 jours de débats, les élus régionaux ont adopté ce budget à une large majorité : 118 voix pour (LR, UDI, Modem), 79 contre et 3 abstentions (E-IDF, FdG, EELV, RN, RCDE).

Comme je vous le disais lors de notre  débat sur les orientations budgétaires, ce budget prolonge les précédents.

S’élevant à près de 5 milliards d’euros, il maintient le cap d’une gestion plus rationnelle et tournée vers l’avenir.

Notre ambition reste la même :

Faire de l’Ile-de-France, une Région exemplaire, pour la rendre plus attractive, plus verte, plus mobile et plus solidaire.

Ce budget a été voté dans un contexte financier difficile. En effet, la Région est confrontée à une baisse de ses recettes et au désengagement de l’État, notamment sur les contrats de partenariat État-Régions (CPER).

Depuis 2015, nous nous sommes collectivement engagés pour rééquilibrer le budget en faveur des investissements.

Et aujourd’hui nos efforts sont récompensés: Nos investissements en hausse de 7% dépasseront, en volume, et pour la première fois depuis longtemps, les dépenses de fonctionnement qui passeront sous la barre symbolique des 50 %.

Cependant, comme je dis souvent, les économies ne sont pas une fin en soi, elles sont simplement un moyen pour répondre aux exigences légitimes des Franciliens ; pour nous permettre d’investir plus et surtout mieux !

Nous n’avons pas fait des économies par goût de la rationalisation mais pour faire entrer notre institution dans la modernité.

On le voit en ce moment, il nous faut des institutions plus proches des citoyens, qui puissent répondre rapidement aux changements de la société, qui puissent s’adapter efficacement dans un monde en perpétuel mouvement et c’est cela que nous voulons pour notre Région !

Nous n’avons pas attendu l’injonction de l’État pour baisser nos dépenses et, en 3 ans, c’est plus d’1 milliard d’euros d’économies qui ont pu être réinjectés dans des projets d’avenir.

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Ce Budget 2019 sera au service de 3 objectifs :

Une Région attractive et écologique

Transports et mobilités 
Budget global : 1,53 milliards d’euros dont 755 millions d’euros d’investissements (+37% par rapport à 2015)

Environnement et énergie
Budget global : 116 millions d’euros, dont 94 millions d’euros d’investissements (+28% par rapport à 2015)

Développement économique, innovation et tourisme
Budget global : 162 millions d’euros, dont 108 millions d’euros d’investissements (+3% par rapport à 2015)

Aménagement durable
Budget global : 93 millions d’euros, dont 74  millions d’euros d’investissements (+3% par rapport à 2015) 

Agriculture
Budget global : 17 millions d’euros, dont 10 millions d’euros d’investissements (x3,8 par rapport à 2015)

 

Une Région au service de toutes les réussites

Lycées
Budget global : 1,27 Milliards d’euros, dont 649 millions d’euros d’investissements (+71% par rapport à 2015)

Formations sanitaires et sociales
Budget global : 204 millions d’euros, dont 4 millions d’euros d’investissements (+81% par rapport à 2015)

Enseignement supérieur et recherche
Budget global : 113 millions d’euros, dont 82 millions d’euros d’investissements

Formation professionnelle et apprentissage
Budget global : 589 millions d’euros, dont 22 millions d’euros d’investissements

 

 Une Région Solidaire

 Logement, rénovation urbaine et ruralité
Budget global : 104 millions d’euros, dont 99 millions d’euros d’investissements

Action sociale et santé
Budget global : 28 millions d’euros, dont 19 millions d’euros d’investissements (+19% par rapport à 2018)

Culture
Budget global : 95 millions d’euros, dont 42,5 millions d’euros d’investissements (x2,2 par rapport à 2015)

Sports, loisirs et jeunesse
Budget global : 73 millions d’euros, dont 54 millions d’euros d’investissement (+83% par rapport à 2015)

► Sécurité
Budget global : 26,5 millions d’euros, dont 25 millions d’euros d’investissement (x3,8 par rapport à 2015)

 

En parallèle, nous poursuivons la maîtrise de notre dettealors que celle-ci avait progressé de 53% entre 2010 et 2015. Grâce à notre stratégie de redressement, 1,3 Milliards d’euros de dette sont évités. L’emprunt d’équilibre est fixé à 709 M€, son plus bas niveau depuis 2007.

C’était d’ailleurs un des objectifs qui me tenait à cœur : résoudre l’équation budgétaire qui nous permette d’investir plus tout en respectant notre promesse de maîtrise de la dette.

Équation délicate à résoudre puisque la modification structurelle de nos recettes les a rendues plus volatiles, plus incertaines et par conséquent plus difficiles à prévoir.

Malgré tout, nous avons fait le choix, pour la 4e année consécutive, de ne pas augmenter les impôts régionaux.

  • Le tarif de base de la carte grise est restée le même depuis 2010. Nous avons même décidé de récompenser les comportements écologiquement vertueux en exonérant à 100 % les personnes ayant acheté un véhicule propre. C’est un coût à 8M€.
  • Nous avons aussi décidé de ne pas appliquer la taxe sur les permis de conduire pour les jeunes conducteurs afin de ne pas alourdir leurs charges.

Notre bonne gestion reconnue par les organismes d’évaluation !

Les agences de notations ont reconnu nos bons ratios en nous attribuant la meilleure note possible AA perspective Stable et les marchés financiers souscrivent massivement à nos émissions vertes et responsables : 3,2 Milliards d’euros mobilisés entre 2012 et 2018 sous forme de Greens bonds.

 A mi-mandat …

… C’est le moment de faire le point sur la politique que nous menons depuis ces trois dernières années.

C’est tout l’enjeu de l’évaluation dont j’ai la délégation : mesurer le retour sur investissement de nos politiques pour nous adapter.

Je souhaite en effet que nous puissions mettre en place des critères d’évaluation qui  servirons à faire que nos politiques publiques soient plus efficaces et plus justes.

Et face aux récents évènements j’ai le sentiment profond qu’aujourd’hui c’est ce qu’attentent ardemment les français : Être entendu pour que les politiques mises en place répondre concrètement à leur quotidien.

À la une, Région Ile-de-France

A mi-mandat, vient le temps de l’évaluation

Nous arrivons à mi-mandat et c’est le moment de faire le point sur la politique que nous menons depuis ces trois dernières années.

Lorsque les franciliens nous ont élus à l’exécutif de la Région Île-de-France, il ne s’agissait pas de marquer une rupture pour la rupture, mais bien de traduire dans les faits l’esprit de l’attente très forte qui était la leur.

J’ai le sentiment qu’ils voulaient d’abord que nous changions notre façon de faire de la politique : plus d’engagement et d’actions, plus exemplarité.

Ils voulaient, comme beaucoup de français, retrouver l’espoir dans l’avenir et la confiance dans l’action publique.

Le budget pour 2019 prolonge les précédents et notre détermination à continuer :

  • d’accompagner la transition environnementale de la région ;
  • d’investir dans la formation et auprès des entreprises pour créer de l’emploi
  • de lutter contre toutes les fractures qu’elles soient sociales ou territoriales.

Après 3 ans, il s’agit de rendre compte du travail que nous avons réalisé

C’est ce que j’ai fait fin Novembre avec mes collègues conseillers régionaux, Karine FRANCLET, Ludovic TORO et Mustapha SAADI en présence de notre président de groupe Jean-François VIGIER et de Jean-Christophe LAGARDE, Président de l’UDI.

Lors d’une réunion publique nous y avons présenté les actions concrètes que nous avons menées sur notre territoire depuis 2016. Défendant au sein de la majorité régionale notre  projet  centriste,  humaniste et écologique, nous avons su faire entendre notre voix pour résorber les inégalités.

Le sujet qui est le nôtre aujourd’hui et la raison pour laquelle la présidente de la Région, Valérie Pécresse, a étendu ma délégation, est celui de l’évaluation des politiques publiques.

Je demande qu’on nous juge sur nos actions !

A mi-parcours, il est aujourd’hui important – voir prioritaire – pour nous d’évaluer ce que nous avons fait.

Or évaluer, c’est compliqué ! Parce que l’évaluation financière à elle seule ne saurait être suffisante,  il faut nous aussi mettre en place des critères, plus « qualitatifs » pour une évaluation sociale et territoriale de nos dispositifs.

Et c’est  le travail que nous sommes en train de mener aujourd’hui : Celui de définir les critères de cette évaluation !

Ces critères doivent nous servir à faire de notre politique publique, une politique qui soit juste et efficace.

Parce que c’est mon rôle d’être le garant de l’efficacité des politiques publiques, je serai le premier à dire d’arrêter les politiques qui ne marchent pas – même si c’est nous qui les avons mises en place – et a contrario renforcer celles qui fonctionnent bien !

Permettez-moi un dernier point sur la consommation car c’est un point qui revient souvent. Mais c’est un point en lien direct avec l’évaluation et l’efficacité de nos politiques. Comme je le dis toujours, consommer 100% d’une mauvaise politique reste une mauvaise politique !

Et c’est ce à quoi je m’emploierais dorénavant

Parce que si en début de mandature, les orientations budgétaires sont la mise en place d’une politique d’investissement sur le long terme.

En milieu de mandat, c’est le retour sur investissement de politiques mises en œuvre et l’évaluation de ces mêmes politiques publiques qui vont nous permettre de nous adapter dans un monde qui bouge pour construire un avenir durable pour les Franciliens.

Événements, Région Ile-de-France

L’investissement de la région dépasse pour la première fois le fonctionnement

Le marathon budgétaire pour voter notre projet de budget pour 2019 a débuté en Novembre dernier.

Durant ce mois, j’ai eu l’occasion à plusieurs reprises de présenter et d’expliquer nos orientations pour les prochaines années à la presse,  aux membres du CESER comme aux conseillers régionaux.

Notre travail se poursuit pour défendre les intérêts des franciliens, pour vous offrir un avenir meilleur, pour tenir nos engagements pris auprès de vous.

Si les budgets précédents ont été marqués par l’entrée en vigueur des mesures proposées dans notre projet régional pour l’Ile-de-France, ils s’inscrivent, vous l’aurez compris, sur la durée du mandat, avec pour trajectoire forte : rendre notre Région plus attractive, plus verte, plus mobile et plus solidaire.

  • Parce que nous voulons que les Franciliens puissent mieux respirer et mieux vivre, nous avons le choix d’une écologie incitative. Nous avons décidé d’investir massivement dans les transports et la transformation environnementale de notre Région en mobilisant près de 2 milliards d’euros.
  • Parce que nous voulons hisser notre Région au rang des premières métropoles européennes, nous avons renforcé nos dispositifs d’aides en faveur des entreprises franciliennes et nous sommes engagés pour une agriculture de qualité.Un exemple entre de nombreux autres : nous avons voté 30 M€ pour financer le Pacte agricole et rural et tripler la surface cultivées en bio, favoriser les circuits courts
  • Parce que nous voulons donner aux Franciliens les moyens de réussir, nous avons le choix de continuer nos investissements massifs dans l’éducation et la formation professionnelle.
  • Enfin, parce que nous voulons créer une cohésion entre territoires urbains et ruraux pour que chacun se sente bien de vivre en Ile-de-France, quel que soit son niveau de vie ou le lieu géographique où il habite, nous rééquilibrons la construction et la rénovation des logements sociaux dans les quartiers et faisons en sorte de faciliter aux soins, à la culture ou aux sports pour tous.

Réduire notre train de vie, augmenter nos investissements et retrouver une crédibilité financière auprès de nos investisseurs, voilà en quelques mots les marqueurs de notre action.

Cependant, comme je le dis souvent, les économies ne sont pas une fin en soi, elles sont juste un moyen pour nous permettre d’investir plus et répondre mieux aux exigences légitimes des franciliens.

Associées à une bonne gestion, nos économies réalisées nous ont permis d’investir mieux :

Depuis le début de la mandature, nous avons économisé près 1 milliard d’euros. C’est une économie de 204 euros par foyer ! Et ce milliard nous l’avons réinjecté en investissement – dans des projets qui impacteront directement la vie quotidienne des franciliens.

C’était d’ailleurs un des objectifs qui me tenait à cœur : résoudre l’équation budgétaire qui nous permette d’investir plus en Ile-de-France –  parce qu’il y a un besoin, parce que c’était une nécessité dans les lycées, dans les transports … – tout en respectant notre promesse de maîtrise de la dette.

Et vous en conviendrez très certainement avec moi, la maîtrise de la dette est la garantie de pouvoir investir sans faire peser un fardeau intenable sur les épaules des générations futures.

Je suis aujourd’hui en mesure de vous annoncer que, pour la première fois, nos dépenses d’investissement dépasseront les dépenses de fonctionnement de la Région à l’horizon 2019.

Ces efforts et cette gestion assez rigoureuse nous ont permis aussi de faire face à des situations nouvelles ou inattendues et nous ont permis de dégager des marges de manœuvre pour, par exemple :

  • sauvegarder les espaces naturels franciliens comme le Parc de la Poudrerie ou le Bois St-Martin  et avec la Corniches des Forts nous sanctuarisons 26 hectares en plein cœur de la Seine-Saint-Denis.
  • ou encore –  nous l’avions tous voté il y a quelques mois – de débloquer exceptionnellement 1 M€ pour faire face aux inondations qui ont eu lieu cette année.

Je me réjouis également de lire, dans une récente publication, que la région Île-De-France est une région vertueuse en matière de gestion et ce malgré des recettes incertaines, contraintes et parfois trop volatiles.

Vous l’aurez donc compris sur ces orientations budgétaires, de nombreux dispositifs ont été mis en place, de nombreuses politiques ont été lancées mais il y a beaucoup à faire encore.

Et si, nous avons su relancer notre investissement en limitant notre endettement il ne faut pas pour autant en oublier l’essentiel à mes yeux : Pousser vers plus d’évaluation de nos politiques publiques régionales et tirer profit des meilleures pratiques.