Archives mensuelles

mars 2017

Événements, Région Ile-de-France

Visite de l’Université Paris 13 – Campus de Bobigny

La Région vient de lancer son nouveau Schéma régional des formations sanitaires et sociales qui ambitionne de former les professionnels de demain qui sauront répondre aux nouveaux enjeux sanitaires et aux transformations du système de santé, notamment celui du virage ambulatoire.

Le mercredi 28 mars dernier, j’ai visité, en compagnie de Farida ADLANI, vice-présidente en charge de l’Action sociale, de la santé et de la famille le Campus hospitalo-universitaire de Bobigny de l’Université de Paris 13.

Nous avons été accueillis par le Président de l’Université M. Jean-Pierre ASTRUC, le Doyen de l’ UFR Santé Médecine et Biologie Humaine, M. Jean-Luc DUMAS, le Directeur des Hôpitaux Universitaires Paris-Seine-Saint-Denis, M. Didier FRANDJI ainsi que le Directeur de l’IUT de Bobigny, M Hamid LIMANI.

Ce fut l’occasion d’échanger sur les possibilités de formations,  le travail fait en matière de transversalité entre les diverses entités du site et d’effort de recrutement et de formation spécifique pour des profils diversifiés d’étudiants en médecine, sur les usages très variés du numérique mais aussi sur les moyens que la Région peut avoir pour les accompagner dans leurs projets de développement notamment celui du Pôle de simulation médicale.

Nous avons visité les locaux rénovés de l’Université ainsi que leurs salles de simulation médicale haute-fidélité, très impressionnantes, qui permettent aux étudiants en médecine de se retrouver en situation quasi-réelle.

Ce fut également l’occasion d’échanger avec les étudiants en médecine et en sciences sanitaires et sociales. Souvent issus de la Seine-Saint-Denis, ils nous ont exprimé leur attachement à ce territoire et leur volonté de s’y ancrer professionnellement.

Événements, Région Ile-de-France

L’apprentissage, une filière d’excellence vers l’emploi durable

Face à un marché du travail en profonde mutation et à un chômage toujours trop élevé, il est essentiel de pouvoir évoluer et se former tout au long de la vie. Nous devons pour cela changer notre vision de l’alternance !

Nous pouvons considérer l’apprentissage comme une voie d’excellence. Pourquoi ? Parce qu’elle est une rencontre, une découverte enrichissante entre un apprenant et une entreprise. Parce qu’elle permet la transmission de savoir-faire, d’expériences entre un tuteur et un apprenti.

S’engager dans une formation est un exercice difficile, la Région a lancé une nouvelle politique de l’apprentissage et de la formation professionnelle pour adapter et  faciliter l’orientation vers les formations les plus porteuses d’emplois. C’est pourquoi notre  budget 2017 s’élève à plus 660 M€. Nous avons d’ailleurs décidé d’être région-pilote pour fixer l’âge limite d’entrée en apprentissage à 30 ans. Cette expérimentation est prévue jusqu’au 31 décembre 2019.

Je suis allé à la rencontre des différents intervenants de la formation en Seine-Saint-Denis : CFA, apprentis, entreprise impliquée dans l’alternance, université pour leur fixer notre objectif régional, ambitieux mais réalisable avec l’implication de tous,  de passer de 80 000  à 100 0000 apprentis par an en Ile-de-France d’ici à 2020.

Prendre exemple sur le modèle allemand

A cette occasion, j’ai rencontré les responsables de l’entreprise drancéenne Elm-Leblanc avec qui nous avons pu évoquer les atouts et les freins à l’alternance en France. Forts de leur expérience allemande, ils considèrent que le principal rempart au développement de l’apprentissage reste culturel : En effet, en Allemagne, il est une voie sélective et valorisée alors qu’en France il n’est qu’un outil des politiques de l’emploi pour insérer les jeunes en échec scolaire.

Cette entreprise qui emploie plus de 300 collaborateurs sur le site de Drancy où est produit près de 50 % de la production est un véritable atout pour notre territoire. Sa politique qui est de produire local pour le local lui permet à la fois de réaliser 80 % de son chiffre d’affaires et de relocaliser en France.  Elle emploie aujourd’hui 26 jeunes en alternance.

Très active dans la politique d’apprentissage, elle voit l’alternance comme une filière d’excellence. Il suffit de discuter, comme je l’ai fait, avec ses apprentis pour se rendre compte à quel point ils sont confiants en leur avenir.

Ceux qui en parlent le mieux, ce sont les apprentis eux-mêmes

« On acquiert des méthodes de travail, on applique concrètement ce qu’on nous enseigne en cours, on apprend à avoir une connaissance de l’entreprise et du monde du travail » .

« L’alternance est un véritable complément à nos études. C’est un bon bagage ! »

« On n’a pas de crainte pour notre avenir ! « .

Tout est dit !

Événements, Région Ile-de-France

Visite de l’INCM du Bourget

Le 22 mars dernier, j’ai eu le plaisir de visiter le CFA des métiers du Cycle et du Motocycle situé au Bourget et d’avoir un échange très intéressant avec son directeur M. Le Naour ainsi qu’avec Mme Kockenpoo, Déléguée régionale de l’ANFA, Opca des services de l’automobile.

Cet établissement qui accueille chaque année 250 apprentis est un véritable atout. Il permet ainsi à des jeunes de nos villes de Seine-Saint-Denis de se préparer à des métiers qui recrutent sur nos territoires.

Ce fut l’occasion d’évoquer la nouvelle politique de l’apprentissage de la Région que nous menons avec eux. Les Centres de Formation des Apprentis ont pour rôle de veiller, à la fois, à l’enseignement des matières générales et techniques et à la concordance des apprentissages en entreprise et en CFA.

Nous avons, entre autre, abordé la mise en place du nouveau contrat de performance que la Région développe avec tous les CFA d’Ile-de-France. Ils nous ont expliqué leur attachement à trouver des solutions adaptées aux ambitions de chacun, à permettre à des jeunes, des salariés et des alternants d’acquérir une formation qualifiante sur l’ensemble des métiers des deux-roues, cycles et motocycles.

Nous avons notamment visité leurs ateliers de mécanique et leurs espaces pédagogiques très modernes qui permettent aux apprentis de travailler sur les nouvelles technologies automobiles.

Nous avons également évoqué le beau projet d’un second site sur le Campus des services de l’automobile et de la mobilité qui verra le jour à Guyancourt en 2018 et que nous co-finançons.

Nous avons échangé avec des personnes passionnées et convaincues, comme moi, que l’apprentissage est une voie d’excellence !

À la une, Région Ile-de-France

C’est voté !

Le Conseil Régional réunit en séance plénière les 9 et 10 mars derniers a adopté :

Un Plan d’urgence pour les Lycées : 5 milliards d’euros pour l’extension et la restructuration des lycées franciliens. 23 Lycées rénovés en Seine-Saint-Denis dont le lycée Eugène Delacroix de Drancy et les lycées A. Sabatier et Louise Michel à Bobigny.

Un Plan anti-bouchon : 250 M€ sur 40 opérations en Ile-de-France entre 2018 et 2020 pour réduire les bouchons et lutter contre la pollution.

Un meilleur accès des Franciliens aux loisirs et aux vacances : Un Francilien sur 3 ne part pas en vacances. Face à ce constat, nous avons voté la rénovation de deux dispositifs pour faciliter l’accès des publics les plus fragiles aux loisirs (tickets-loisirs) et aux vacances (aides au départ en vacances). Les publics seront d’ailleurs élargis.

Un Plan Vert  pour offrir aux franciliens un espace vert à moins de 15 minutes à pied ou à vélo d’ici à 2021 et relancer la création d’espaces verts et boisés dans les espaces carencés.

Un soutien au spectacle vivant revu et simplifié : Pour plus de spectacle vivant en grande couronne et dans les lycées ! Théâtre, arts de la rue et de la piste, musiques actuelles… Le spectacle vivant est un secteur majeur pour la création francilienne. La Région a décidé d’en améliorer la diffusion sur l’ensemble du territoire en simplifiant ses aides.

Une nouvelle politique régionale du livre pour tous les territoires : Un budget 7, 5 M€ pour 2017. Une aide accrue à la création littéraire, une intensification du soutien économique au secteur, le développement des projets en grande couronne… La Région recentre ses efforts pour une politique du livre plus ambitieuse au bénéfice de tous les Franciliens et de tous les territoires.

Une Charte régionale de la laïcité : La Région entend promouvoir et faire respecter les valeurs de la République et le principe de laïcité dans tous les champs de son intervention.

Un engagement pour la construction du Canal Seine-Nord Europe : Les Régions Ile-de-France et Hauts-de-France confirment leurs engagements financiers. Nous investirons  110 M€ pour ce projet interrégional, porteur  d’emplois et de réduction de la pollution et des embouteillages. En effet, long de 107 km, le futur canal favorisera le fret fluvial entre la Seine et l’Europe du Nord et permettra de débarrasser la route de 500.000 camions chaque année.

Un Small Business Act pour faciliter l’accès des TPE-PME aux marchés publics régionaux : Ce texte vise à faire de la commande publique régionale, qui représente plus de 600 M€ par an, un levier puissant pour remplir les carnets de commande des 835 000 petites et moyennes entreprises franciliennes.

Stéphane SALINI

Événements, Région Ile-de-France

Emprunt : 500 millions d’euros sur 12 ans en obligations vertes et responsables

Mardi dernier 7 mars , dans un contexte de marchés financiers difficile et volatile, nous avons levé une nouvelle émission obligataire verte et responsable. Cette émission, d’une durée de 12 ans, a été réalisée pour un taux de 1,425% (soit OAT + 25 pb).

Cette transaction, dont le prix a été fixé à 25 bp au-dessus de la courbe interpolée OATs, est la cinquième émission publique verte et responsable lancée par la Région.

Cet engagement est au cœur de notre stratégie de financement et témoigne de son volonté d’agir sur les problématiques de développement durable.

Les investisseurs saluent ainsi notre politique régionale : Le livre d’ordres a dépassé les 900 millions d’euros, avec plus de 35 investisseurs y participant. L’émission a bénéficié d’une demande importante provenant des investisseurs français qui ont pris la majorité des titres (67%), mais aussi d’une diversification géographique notable avec notamment l’Allemagne, l’Autriche, la Suisse et le Benelux (6%).

Cette réussite démontre, encore une fois, l’attractivité de notre Région, tant pour sa qualité financière (notée AA par Standard and Poor’s et Fitch) que pour son exemplarité dans sa capacité à rendre compte des projets d’investissement qu’elle soutient.

Cependant, nous devons rester vigilants, et face à l’augmentation des taux, nous avons l’obligation de  poursuivre notre gestion saine et rigoureuse engagée depuis 2016.

Résumé des distributions :

 

 

 

 

 

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8 mars : Journée internationale des droits des femmes

« N’oubliez jamais qu’il suffira d’une crise politique, économique ou religieuse pour que les droits des femmes soient remis en question. Ces droits ne sont jamais acquis. Vous devez rester vigilantes» – Simone de Beauvoir

Il y a 40 ans,  les Nations unies officialisaient la journée, invitant tous les pays de la planète à célébrer une journée pour les droits des femmes.

Pourtant, les droits des femmes sont un combat de tous les jours.

Les valeurs humanistes et de progrès social qui m’animent, m’engagent à faire, avec l’UDI, des propositions concrètes pour améliorer l’égalité professionnelle entre les  femmes et les hommes, pour encourager les femmes à entreprendre et à créer leur propre activité, pour agir contre toutes les formes de violences faites aux femmes.

10 propositions pour faire progresser la place des femmes dans la société : http://urlz.fr/4VD7

A la Région, nous nous engageons aussi concrètement pour l’égalité homme-femme : soutien aux femmes dans le sport, subventions conditionnées au respect de l’égalité homme-femme, lancement d’une cellule d’alerte « anti-harcèlement ».

L’engagement de la Région est une réalité : Le Women’s Forum aura lieu cette année en Ile-de-France.

En 2016, nous avons également soutenu les associations utilisant le testing pour identifier les cas de discrimination et doublé le nombre de logements sociaux réservée aux femmes victimes de violences.

À la une

Présidentielles : S’appuyer sur les entreprises pour redresser la France.

S’appuyer sur les entreprises pour redresser la France[141]

La France peut et doit redevenir une grande puissance économique européenne. Elle bénéfice d’un formidable potentiel mais paradoxalement elle se perçoit en déclin et les Français sont plongés dans un lent et profond pessimisme.

Ne minimisons pas le diagnostic : la situation économique est grave, elle demande des mesures d’urgence et des réformes structurelles à plus ou moins long terme.  Nos parts de marché dans les échanges internationaux baissent, nos déficits se creusent inexorablement et la courbe du chômage ne cesse d’augmenter.

La France se trouve aujourd’hui confrontées à des tendances de fonds auxquelles nous ne pouvons nous soustraire et qui freinent inexorablement les réformes dont elle aurait besoin : tout d’abord, la montée du vote des extrêmes qui représente près d’1/3 de l’électorat, d’autre part la multiplication des mouvements de contestation du pouvoir démocratique à définir le bien commun- comme ceux que nous avons connu au printemps dernier place de la Bastille- et enfin ce sentiment de résignation, communément regroupé sous l’anglicisme « french bashing », cette idée insidieuse que tout a déjà été tenté sans résultat et que le déclin est inéluctable.

La France a pourtant de nombreux atouts : elle est riche d’une démographie dynamique, nos infrastructures et notre modèle social nous sont enviés ; nos entreprises, quoiqu’on en dise, sont innovantes.

Il est cependant urgent que notre pays se réforme en profondeur pour répondre aux enjeux de la mondialisation et de l’emploi, pour préserver la compétitivité de ses entreprises, pour conserver son modèle social et redresser ses comptes publics.

La France doit se transformer et l’un des acteurs majeurs de cette mutation est l’entreprise.

Parce que l’entreprise est la principale source de création de richesses ;

Parce que l’entreprise est capable de développer un modèle favorable à l’épanouissement des hommes et des femmes tout en conciliant croissance économique, enjeux sociétaux et préservation de l’environnement ;

Parce que l’entreprise est par nature positive : Elle ne nie pas les obstacles mais elle cherche un moyen de les surmonter ;

Je suis convaincu de la nécessité de mettre l’entreprise en centre du jeu, car elle est le moteur du sursaut nécessaire à notre économie, au bien-être de notre société.

La première raison d’être de l’entreprise est d’être rentable et durable. En cela, elle crée de la richesse nationale et de l’activité constitutive de l’emploi. Mais sa prospérité ne peut s’exprimer sans remettre l’humain au cœur de la vision entrepreneuriale. Nous le voyons, depuis ces dernières années, le champ de la responsabilité sociale -voire sociétale – de l’entreprise ne cesse d’évoluer et de s’élargir. Lorsque l’entreprise répond à ce contrat social elle est moderne, compétitive et durable.

C’est pourquoi, l’adhésion des salariés aux résultats de l’entreprise est un vecteur puissant de cohésion et de compétitivité qui doit être encouragé.

L’entreprise est mouvante, elle s’adapte rapidement aux changements pour innover face aux défis technologiques et environnementaux ou par nécessité devant les évolutions sociales, politiques et économiques. Elle évolue, elle crée, elle est en perpétuelle mutation face aux enjeux de la mondialisation et du numérique.

L’adaptabilité de l’entreprise est un facteur d’efficacité qui ne saurait se concevoir sans la dimension humaine et la satisfaction de tout un chacun de pouvoir se réaliser dans l’action collective.

Comme de nombreux exemples de transformation réussis l’ont montré, l’adhésion des collaborateurs est un facteur clé de réussite, grâce à une attention constante portée à la gestion du changement sur la durée.

La vision et la méthode doivent être au cœur de l’action et non pas seulement une liste de mesures.

Aussi, sans avoir la prétention de définir le bien commun, l’entreprise peut participer à sa construction en faisant le lien entre croissance et progrès social.

C’est pourquoi, les principes qui assurent le succès de nos entreprises pourraient être mis à profit pour transformer la France : Le sens de la créativité, la recherche de la cohésion dans l’action, le souci de la formation des hommes, la valorisation du travail, l’attention portée à tous les partenaires et la capacité de s’appuyer sur des principes d’actions durables dont la mise en œuvre s’adapte aux changements de l’environnement.

Source de création de richesses, acteur de la société, laboratoire du changement : pour toutes ces raisons, nous devons nous appuyer sur l’entreprise pour redresser la France.

Stéphane SALINI