Editos

Vous aimez la politique de François Hollande ? Vous adorerez celle du PS en Seine-Saint-Denis !

Au PS, les promesses sont semblables à un feu, elles tiennent chaud un moment, puis finissent en fumée.

Vous-souvenez vous, en 2012, des 60 engagements présidentiels de François Hollande ? Par exemple la baisse du chômage (engagement n°3) et celle des impôts (engagement n°14), le maintien de ressources pour les familles les plus modestes (engagement n°16) le renforcement de l’aide et de l’accompagnement pour les plus fragiles, notamment les personnes âgées et les personnes à mobilité réduite (engagement n°32)…

Pourtant, tout le contraire s’est déroulé : après la hausse record du chômage en France, l’augmentation massive des impôts, la baisse récente des allocations familiales et, en coup de grâce, la réforme désastreuse des rythmes scolaires pour nos enfants, le gouvernement socialiste a renié tous ses engagements !

En Seine-Saint-Denis aussi, les habitants subissent depuis plus de deux années cette politique injuste du PS. Au-delà de la grande braderie des services publics qui a lieu dans notre Département, c’est aussi le constat de l’incohérence flagrante entre le discours et les actes :

  • Ainsi, à l’engagement socialiste de rendre « la contribution de chacun plus équitable » (engagement n°14), le Conseil général de Seine-Saint-Denis a répondu par le vote de plus de 750 millions d’euros d’impôts supplémentaires soit + de 65% de hausse d’impôts depuis 2008 !
  • A l’engagement « du maintien de ressources pour les familles » (engagement n°16), le Conseil général de Seine-Saint-Denis a voté l’augmentation jusqu’à + 100% des tarifs de la restauration scolaire,
  • A l’engagement de « renforcer l’aide et l’accompagnement pour les plus fragiles » (engagement n°32), le Conseil général de Seine-Saint-Denis a proposé, puis adopté, l’augmentation de 166% du forfait Améthyste pour les personnes âgées et les personnes à mobilité réduite,
  • A l’engagement de « remettre l’éducation et la jeunesse au cœur de l’action publique » (engagements n°36 à 40), le Conseil général de Seine-Saint-Denis a choisi la diminution de moitié de l’aide à la carte Imagin’R et la suppression, pure et simple, de l’aide à l’achat d’un ordinateur pour les élèves de 6ème,
  • A l’engagement de « garantir pour tous les jeunes la possibilité de pratiquer le sport dans un club ou une association » (engagement n°40) , le Conseil général de Seine-Saint-Denis a répondu par la suppression des aides aux clubs de foot et au championnat de France amateur, sans même une concertation…

Et voici qu’à l’approche des élections départementales, les promesses socialistes recommencent à pleuvoir en Seine-Saint-Denis. Ainsi, après avoir voté à l’unanimité, en 2008, un premier plan en faveur de la petite enfance, puis l’avoir jeté aux orties en 2011, le PS a présenté le 16 octobre dernier, son deuxième plan petite enfance. Un plan B, mais avec quelles certitudes désormais sur sa réalisation concrète ?

Au-delà du timing électoraliste, au-delà de la confiance somme toute relative qu’on peut attribuer aux belles paroles du PS en Seine-Saint-Denis, que propose ce nouveau plan?

11 nouvelles places en crèches par an et par ville, là où les besoins en termes de places dans notre Département, le plus jeune de France, se comptent en milliers,
Aucune construction nouvelle de crèches départementales, là où les familles doivent composer avec l’absence de solutions de garde alors que le gouvernement actuel s’interroge sur une réduction des congés parentaux,
Une aide bien insuffisante aux communes pour l’accueil des jeunes enfants : 75 000 euros par an, par ville !
Aucune incitation pour les gestionnaires de crèches privées, acteurs pourtant essentiels pour la réalisation de cette mission de service public !
Aucune solution concrète pour accompagner les assistantes maternelles, 50 % seulement des assistantes maternelles sont en activité.

Ce « plan » version II est encore un coup de bluff de la part du PS ! Il s’agit d’un simple programme de rénovation des crèches du Département. Un rattrapage des retards accumulés par le propriétaire sur les biens dont il a la charge. Pourtant, le besoin de places nouvelles en crèches en Seine-Saint-Denis , lui, est bien réel.

Les familles n’attendent-elles pas autre chose de la part d’un Département qui leur a tout promis mais qui n’a rien fait pendant des années pour la petite enfance ? Évidemment oui !
Le temps est venu d’arrêter le saupoudrage. Il n’est pas acceptable de transformer un programme d’entretien en un prétendu plan de grande envergure pour la parentalité et la petite enfance…tout cela à quelques mois d’une élection qui décidera de l’avenir du Département.

En Seine-Saint-Denis, plus qu’ailleurs, nous le savons tous maintenant : il ne suffit plus de promettre mais de mettre en œuvre. En somme, passer des paroles aux actes.

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