À la une, Région Ile-de-France

22 millions € : un investissement sans précédent pour le Lycée Eugène Delacroix de Drancy

Je me suis rendu à de nombreuses reprises dans le lycée Eugène Delacroix que je connais bien et auquel je suis particulièrement attaché. Je me suis longuement entretenu avec la direction et les équipes éducatives.

Toujours le même constat : Aucun investissement important n’a été planifié depuis maintenant trop longtemps !

L’état du lycée s’est fortement dégradé et j’interpellais, dès juillet dernier, la Présidente de la Région pour l’alerter sur la vétusté des locaux, sur les préfabriqués anciens et inadaptés, sur  le gymnase et le chauffage défectueux,  sur les classes surchargées.

J’ai invité Mme EVREN, Vice-présidente en charge de l’Education et M. KARAM, Vice-président en charge des sports et de la jeunesse à constater par eux-mêmes la situation et l’ampleur des travaux à réaliser. Avec eux, nous avons recensé les opérations, plus ou moins urgentes, qu’il était nécessaire de réaliser pour améliorer l’environnement de travail des élèves et des enseignants.

Nous avons donc décidé de programmer pour l’année 2017 : 201 552 € de travaux

 Ils concernent :

  • la mise en place d’un système de vidéo-protection
  • la rénovation de la salle polyvalente
  • la réfection des revêtements muraux dans les circulations des réfectoires

Ce montant s’ajoute aux travaux déjà votés en 2016 pour un total de 276 392 € qui ont permis, entre autre, de rénover la ligne de self et le local de plonge, de remplacer les châssis ouvrants dans les salles de cours, les portes manquantes dans les sanitaires ainsi que les 20 stores extérieurs et les 15 volets roulants du Bâtiment « C ».

Le système de chauffage du gymnase va enfin être changé !

Les travaux de rénovation de la chaufferie sont programmés pour cet été.

Et, à la suite de la saisine que j’ai instamment faite, l’ensemble du système de chauffage du gymnase va également être changé. En effet, le système de chauffage dysfonctionnait depuis trop longtemps.

J’ai demandé aux services de la Région d’étudier le meilleur calendrier pour procéder aux travaux, qui serait  idéalement en même temps que ceux de la chaufferie.

Une étude pour un nouveau gymnase

Afin de répondre à la demande des associations sportives drancéennes mais également aux lycéens de E. Delacroix et Paul Le Rolland, le député maire de Drancy, Jean-Christophe Lagarde et la Région étudie la possibilité de construire un nouveau gymnase dans l’enceinte du lycée.

E. Delacroix inscrit au PPI 2016-2022 pour 22 millions de travaux 

Enfin, j’ai le plaisir de confirmer que j’ai fait inscrire au PPI 2016 -2022 (Plan Prévisionnel d’Investissements) les 3 opérations majeures  tant attendues pour un montant de 22 millions d’euros:

  • la rénovation totale de la demi-pension
  • le remplacement des algécos pour un bâtiment en dur intégrant le besoin d’espaces pédagogiques supplémentaires
  • une rénovation lourde « toit – façade » pour améliorer la qualité énergétique des bâtiments et le confort des lycéens et des enseignants

L’école en laquelle je crois, doit redevenir un lieu d’égalité des chances et de promotion éducative et sociale. Cela suppose des infrastructures qui offrent aux lycéens et à la communauté éducative un environnement propice aux apprentissages et à l’épanouissement.

Vous le voyez, comme je m’y étais engagé, l’action régionale en faveur de notre lycée drancéen est sans précédent depuis la construction de cet établissement.

Événements, Région Ile-de-France

Visite de l’Université Paris 13 – Campus de Bobigny

La Région vient de lancer son nouveau Schéma régional des formations sanitaires et sociales qui ambitionne de former les professionnels de demain qui sauront répondre aux nouveaux enjeux sanitaires et aux transformations du système de santé, notamment celui du virage ambulatoire.

Le mercredi 28 mars dernier, j’ai visité, en compagnie de Farida ADLANI, vice-présidente en charge de l’Action sociale, de la santé et de la famille le Campus hospitalo-universitaire de Bobigny de l’Université de Paris 13.

Nous avons été accueillis par le Président de l’Université M. Jean-Pierre ASTRUC, le Doyen de l’ UFR Santé Médecine et Biologie Humaine, M. Jean-Luc DUMAS, le Directeur des Hôpitaux Universitaires Paris-Seine-Saint-Denis, M. Didier FRANDJI ainsi que le Directeur de l’IUT de Bobigny, M Hamid LIMANI.

Ce fut l’occasion d’échanger sur les possibilités de formations,  le travail fait en matière de transversalité entre les diverses entités du site et d’effort de recrutement et de formation spécifique pour des profils diversifiés d’étudiants en médecine, sur les usages très variés du numérique mais aussi sur les moyens que la Région peut avoir pour les accompagner dans leurs projets de développement notamment celui du Pôle de simulation médicale.

Nous avons visité les locaux rénovés de l’Université ainsi que leurs salles de simulation médicale haute-fidélité, très impressionnantes, qui permettent aux étudiants en médecine de se retrouver en situation quasi-réelle.

Ce fut également l’occasion d’échanger avec les étudiants en médecine et en sciences sanitaires et sociales. Souvent issus de la Seine-Saint-Denis, ils nous ont exprimé leur attachement à ce territoire et leur volonté de s’y ancrer professionnellement.

Événements, Région Ile-de-France

L’apprentissage, une filière d’excellence vers l’emploi durable

Face à un marché du travail en profonde mutation et à un chômage toujours trop élevé, il est essentiel de pouvoir évoluer et se former tout au long de la vie. Nous devons pour cela changer notre vision de l’alternance !

Nous pouvons considérer l’apprentissage comme une voie d’excellence. Pourquoi ? Parce qu’elle est une rencontre, une découverte enrichissante entre un apprenant et une entreprise. Parce qu’elle permet la transmission de savoir-faire, d’expériences entre un tuteur et un apprenti.

S’engager dans une formation est un exercice difficile, la Région a lancé une nouvelle politique de l’apprentissage et de la formation professionnelle pour adapter et  faciliter l’orientation vers les formations les plus porteuses d’emplois. C’est pourquoi notre  budget 2017 s’élève à plus 660 M€. Nous avons d’ailleurs décidé d’être région-pilote pour fixer l’âge limite d’entrée en apprentissage à 30 ans. Cette expérimentation est prévue jusqu’au 31 décembre 2019.

Je suis allé à la rencontre des différents intervenants de la formation en Seine-Saint-Denis : CFA, apprentis, entreprise impliquée dans l’alternance, université pour leur fixer notre objectif régional, ambitieux mais réalisable avec l’implication de tous,  de passer de 80 000  à 100 0000 apprentis par an en Ile-de-France d’ici à 2020.

Prendre exemple sur le modèle allemand

A cette occasion, j’ai rencontré les responsables de l’entreprise drancéenne Elm-Leblanc avec qui nous avons pu évoquer les atouts et les freins à l’alternance en France. Forts de leur expérience allemande, ils considèrent que le principal rempart au développement de l’apprentissage reste culturel : En effet, en Allemagne, il est une voie sélective et valorisée alors qu’en France il n’est qu’un outil des politiques de l’emploi pour insérer les jeunes en échec scolaire.

Cette entreprise qui emploie plus de 300 collaborateurs sur le site de Drancy où est produit près de 50 % de la production est un véritable atout pour notre territoire. Sa politique qui est de produire local pour le local lui permet à la fois de réaliser 80 % de son chiffre d’affaires et de relocaliser en France.  Elle emploie aujourd’hui 26 jeunes en alternance.

Très active dans la politique d’apprentissage, elle voit l’alternance comme une filière d’excellence. Il suffit de discuter, comme je l’ai fait, avec ses apprentis pour se rendre compte à quel point ils sont confiants en leur avenir.

Ceux qui en parlent le mieux, ce sont les apprentis eux-mêmes

« On acquiert des méthodes de travail, on applique concrètement ce qu’on nous enseigne en cours, on apprend à avoir une connaissance de l’entreprise et du monde du travail » .

« L’alternance est un véritable complément à nos études. C’est un bon bagage ! »

« On n’a pas de crainte pour notre avenir ! « .

Tout est dit !

Événements, Région Ile-de-France

Visite de l’INCM du Bourget

Le 22 mars dernier, j’ai eu le plaisir de visiter le CFA des métiers du Cycle et du Motocycle situé au Bourget et d’avoir un échange très intéressant avec son directeur M. Le Naour ainsi qu’avec Mme Kockenpoo, Déléguée régionale de l’ANFA, Opca des services de l’automobile.

Cet établissement qui accueille chaque année 250 apprentis est un véritable atout. Il permet ainsi à des jeunes de nos villes de Seine-Saint-Denis de se préparer à des métiers qui recrutent sur nos territoires.

Ce fut l’occasion d’évoquer la nouvelle politique de l’apprentissage de la Région que nous menons avec eux. Les Centres de Formation des Apprentis ont pour rôle de veiller, à la fois, à l’enseignement des matières générales et techniques et à la concordance des apprentissages en entreprise et en CFA.

Nous avons, entre autre, abordé la mise en place du nouveau contrat de performance que la Région développe avec tous les CFA d’Ile-de-France. Ils nous ont expliqué leur attachement à trouver des solutions adaptées aux ambitions de chacun, à permettre à des jeunes, des salariés et des alternants d’acquérir une formation qualifiante sur l’ensemble des métiers des deux-roues, cycles et motocycles.

Nous avons notamment visité leurs ateliers de mécanique et leurs espaces pédagogiques très modernes qui permettent aux apprentis de travailler sur les nouvelles technologies automobiles.

Nous avons également évoqué le beau projet d’un second site sur le Campus des services de l’automobile et de la mobilité qui verra le jour à Guyancourt en 2018 et que nous co-finançons.

Nous avons échangé avec des personnes passionnées et convaincues, comme moi, que l’apprentissage est une voie d’excellence !

À la une, Région Ile-de-France

C’est voté !

Le Conseil Régional réunit en séance plénière les 9 et 10 mars derniers a adopté :

Un Plan d’urgence pour les Lycées : 5 milliards d’euros pour l’extension et la restructuration des lycées franciliens. 23 Lycées rénovés en Seine-Saint-Denis dont le lycée Eugène Delacroix de Drancy et les lycées A. Sabatier et Louise Michel à Bobigny.

Un Plan anti-bouchon : 250 M€ sur 40 opérations en Ile-de-France entre 2018 et 2020 pour réduire les bouchons et lutter contre la pollution.

Un meilleur accès des Franciliens aux loisirs et aux vacances : Un Francilien sur 3 ne part pas en vacances. Face à ce constat, nous avons voté la rénovation de deux dispositifs pour faciliter l’accès des publics les plus fragiles aux loisirs (tickets-loisirs) et aux vacances (aides au départ en vacances). Les publics seront d’ailleurs élargis.

Un Plan Vert  pour offrir aux franciliens un espace vert à moins de 15 minutes à pied ou à vélo d’ici à 2021 et relancer la création d’espaces verts et boisés dans les espaces carencés.

Un soutien au spectacle vivant revu et simplifié : Pour plus de spectacle vivant en grande couronne et dans les lycées ! Théâtre, arts de la rue et de la piste, musiques actuelles… Le spectacle vivant est un secteur majeur pour la création francilienne. La Région a décidé d’en améliorer la diffusion sur l’ensemble du territoire en simplifiant ses aides.

Une nouvelle politique régionale du livre pour tous les territoires : Un budget 7, 5 M€ pour 2017. Une aide accrue à la création littéraire, une intensification du soutien économique au secteur, le développement des projets en grande couronne… La Région recentre ses efforts pour une politique du livre plus ambitieuse au bénéfice de tous les Franciliens et de tous les territoires.

Une Charte régionale de la laïcité : La Région entend promouvoir et faire respecter les valeurs de la République et le principe de laïcité dans tous les champs de son intervention.

Un engagement pour la construction du Canal Seine-Nord Europe : Les Régions Ile-de-France et Hauts-de-France confirment leurs engagements financiers. Nous investirons  110 M€ pour ce projet interrégional, porteur  d’emplois et de réduction de la pollution et des embouteillages. En effet, long de 107 km, le futur canal favorisera le fret fluvial entre la Seine et l’Europe du Nord et permettra de débarrasser la route de 500.000 camions chaque année.

Un Small Business Act pour faciliter l’accès des TPE-PME aux marchés publics régionaux : Ce texte vise à faire de la commande publique régionale, qui représente plus de 600 M€ par an, un levier puissant pour remplir les carnets de commande des 835 000 petites et moyennes entreprises franciliennes.

Stéphane SALINI

Événements, Région Ile-de-France

Emprunt : 500 millions d’euros sur 12 ans en obligations vertes et responsables

Mardi dernier 7 mars , dans un contexte de marchés financiers difficile et volatile, nous avons levé une nouvelle émission obligataire verte et responsable. Cette émission, d’une durée de 12 ans, a été réalisée pour un taux de 1,425% (soit OAT + 25 pb).

Cette transaction, dont le prix a été fixé à 25 bp au-dessus de la courbe interpolée OATs, est la cinquième émission publique verte et responsable lancée par la Région.

Cet engagement est au cœur de notre stratégie de financement et témoigne de son volonté d’agir sur les problématiques de développement durable.

Les investisseurs saluent ainsi notre politique régionale : Le livre d’ordres a dépassé les 900 millions d’euros, avec plus de 35 investisseurs y participant. L’émission a bénéficié d’une demande importante provenant des investisseurs français qui ont pris la majorité des titres (67%), mais aussi d’une diversification géographique notable avec notamment l’Allemagne, l’Autriche, la Suisse et le Benelux (6%).

Cette réussite démontre, encore une fois, l’attractivité de notre Région, tant pour sa qualité financière (notée AA par Standard and Poor’s et Fitch) que pour son exemplarité dans sa capacité à rendre compte des projets d’investissement qu’elle soutient.

Cependant, nous devons rester vigilants, et face à l’augmentation des taux, nous avons l’obligation de  poursuivre notre gestion saine et rigoureuse engagée depuis 2016.

Résumé des distributions :

 

 

 

 

 

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8 mars : Journée internationale des droits des femmes

« N’oubliez jamais qu’il suffira d’une crise politique, économique ou religieuse pour que les droits des femmes soient remis en question. Ces droits ne sont jamais acquis. Vous devez rester vigilantes» – Simone de Beauvoir

Il y a 40 ans,  les Nations unies officialisaient la journée, invitant tous les pays de la planète à célébrer une journée pour les droits des femmes.

Pourtant, les droits des femmes sont un combat de tous les jours.

Les valeurs humanistes et de progrès social qui m’animent, m’engagent à faire, avec l’UDI, des propositions concrètes pour améliorer l’égalité professionnelle entre les  femmes et les hommes, pour encourager les femmes à entreprendre et à créer leur propre activité, pour agir contre toutes les formes de violences faites aux femmes.

10 propositions pour faire progresser la place des femmes dans la société : http://urlz.fr/4VD7

A la Région, nous nous engageons aussi concrètement pour l’égalité homme-femme : soutien aux femmes dans le sport, subventions conditionnées au respect de l’égalité homme-femme, lancement d’une cellule d’alerte « anti-harcèlement ».

L’engagement de la Région est une réalité : Le Women’s Forum aura lieu cette année en Ile-de-France.

En 2016, nous avons également soutenu les associations utilisant le testing pour identifier les cas de discrimination et doublé le nombre de logements sociaux réservée aux femmes victimes de violences.

À la une

Présidentielles : S’appuyer sur les entreprises pour redresser la France.

S’appuyer sur les entreprises pour redresser la France[141]

La France peut et doit redevenir une grande puissance économique européenne. Elle bénéfice d’un formidable potentiel mais paradoxalement elle se perçoit en déclin et les Français sont plongés dans un lent et profond pessimisme.

Ne minimisons pas le diagnostic : la situation économique est grave, elle demande des mesures d’urgence et des réformes structurelles à plus ou moins long terme.  Nos parts de marché dans les échanges internationaux baissent, nos déficits se creusent inexorablement et la courbe du chômage ne cesse d’augmenter.

La France se trouve aujourd’hui confrontées à des tendances de fonds auxquelles nous ne pouvons nous soustraire et qui freinent inexorablement les réformes dont elle aurait besoin : tout d’abord, la montée du vote des extrêmes qui représente près d’1/3 de l’électorat, d’autre part la multiplication des mouvements de contestation du pouvoir démocratique à définir le bien commun- comme ceux que nous avons connu au printemps dernier place de la Bastille- et enfin ce sentiment de résignation, communément regroupé sous l’anglicisme « french bashing », cette idée insidieuse que tout a déjà été tenté sans résultat et que le déclin est inéluctable.

La France a pourtant de nombreux atouts : elle est riche d’une démographie dynamique, nos infrastructures et notre modèle social nous sont enviés ; nos entreprises, quoiqu’on en dise, sont innovantes.

Il est cependant urgent que notre pays se réforme en profondeur pour répondre aux enjeux de la mondialisation et de l’emploi, pour préserver la compétitivité de ses entreprises, pour conserver son modèle social et redresser ses comptes publics.

La France doit se transformer et l’un des acteurs majeurs de cette mutation est l’entreprise.

Parce que l’entreprise est la principale source de création de richesses ;

Parce que l’entreprise est capable de développer un modèle favorable à l’épanouissement des hommes et des femmes tout en conciliant croissance économique, enjeux sociétaux et préservation de l’environnement ;

Parce que l’entreprise est par nature positive : Elle ne nie pas les obstacles mais elle cherche un moyen de les surmonter ;

Je suis convaincu de la nécessité de mettre l’entreprise en centre du jeu, car elle est le moteur du sursaut nécessaire à notre économie, au bien-être de notre société.

La première raison d’être de l’entreprise est d’être rentable et durable. En cela, elle crée de la richesse nationale et de l’activité constitutive de l’emploi. Mais sa prospérité ne peut s’exprimer sans remettre l’humain au cœur de la vision entrepreneuriale. Nous le voyons, depuis ces dernières années, le champ de la responsabilité sociale -voire sociétale – de l’entreprise ne cesse d’évoluer et de s’élargir. Lorsque l’entreprise répond à ce contrat social elle est moderne, compétitive et durable.

C’est pourquoi, l’adhésion des salariés aux résultats de l’entreprise est un vecteur puissant de cohésion et de compétitivité qui doit être encouragé.

L’entreprise est mouvante, elle s’adapte rapidement aux changements pour innover face aux défis technologiques et environnementaux ou par nécessité devant les évolutions sociales, politiques et économiques. Elle évolue, elle crée, elle est en perpétuelle mutation face aux enjeux de la mondialisation et du numérique.

L’adaptabilité de l’entreprise est un facteur d’efficacité qui ne saurait se concevoir sans la dimension humaine et la satisfaction de tout un chacun de pouvoir se réaliser dans l’action collective.

Comme de nombreux exemples de transformation réussis l’ont montré, l’adhésion des collaborateurs est un facteur clé de réussite, grâce à une attention constante portée à la gestion du changement sur la durée.

La vision et la méthode doivent être au cœur de l’action et non pas seulement une liste de mesures.

Aussi, sans avoir la prétention de définir le bien commun, l’entreprise peut participer à sa construction en faisant le lien entre croissance et progrès social.

C’est pourquoi, les principes qui assurent le succès de nos entreprises pourraient être mis à profit pour transformer la France : Le sens de la créativité, la recherche de la cohésion dans l’action, le souci de la formation des hommes, la valorisation du travail, l’attention portée à tous les partenaires et la capacité de s’appuyer sur des principes d’actions durables dont la mise en œuvre s’adapte aux changements de l’environnement.

Source de création de richesses, acteur de la société, laboratoire du changement : pour toutes ces raisons, nous devons nous appuyer sur l’entreprise pour redresser la France.

Stéphane SALINI

Editos, Région Ile-de-France

Mon intervention lors du vote du Budget 2017

Séance du Conseil Régional du 23 janvier 2017

Madame la Présidente, Chers collègues,

Une fois n’est pas coutume, je commencerai par remercier les services et l’administration de la Région et tout particulièrement ceux du Pôle Finances qui ont, avec abnégation et diligence, fourni un travail considérable pour nous présenter ce budget.

2016 a été un budget de transition. Notre héritage, c’est un passé miné par la gestion précédente. Nous avons voulu rompre avec les pratiques antérieures, trop souvent dispendieuses. Nous avons pu trouver un financement au Pass Navigo, réaliser 250 M€ d’économies et maitriser notre emprunt. Nous avons su investir et mettre en place les 2/3 du programme pour lequel nous avons été élus. Nous avons su être vrais, responsables et rigoureux.

Mais, nous sommes ici pour parler de l’avenir, celui d’une région pourvue d’immenses richesses, pas assez valorisées. Je vous propose une option : celle de la modernité, de la confiance, de l’efficacité : Modernité des solutions que nous proposons, Confiance dans la vérité de notre budget, Efficacité dans la mise en œuvre de notre programme.

Nos orientations sont claires, notre gestion est maîtrisée, notre budget est en conséquence. Et je suis fier de vous le présenter aujourd’hui. La Région a eu besoin d’un nouvel élan, nous le lui avons donné ! Dans un contexte national extrêmement tendu et contraint, nous avons fait le choix d’amplifier nos dépenses d’investissement. Elles sont la clé pour garantir un avenir à l’Ile-de-France, pour pérenniser l’emploi et l’attractivité de notre Région, pour imaginer un meilleur cadre de vie aux Franciliens.

Notre budget 2017 s’élèvera à 5, 25 Mds € en hausse de 5,5 % par rapport à 2016.

Cela se traduit par l’inscription de 2 Mds€ de AP en hausse de 17,7 % par rapport à 2016. En CPi, nous inscrivons 1,8 Mds € qui nous permettront de poursuivre nos projets et en lancés de nouveaux. Mais je veux aussi que notre Région soit exemplaire, plus économe et plus respectueuse des deniers publics, c’est pourquoi nous continuerons notre politique de réduction des dépenses de fonctionnement. Cela se traduira par l’inscription de 2,19 Mds € d’AE, en baisse de 3,9%.

Nous avons été élus pour mettre en œuvre un budget responsable et courageux. Pour cela, nous avons fait le choix de nous recentrer sur nos compétences légales et obligatoires. Ce budget est donc au cœur de nos promesses de campagne !

C’est un budget transport de 1,5 Mds € en hausse de 23 %, pour un réseau fiable, moderne et sécurisé de tous les types de transport, sur tout le territoire.

C’est un budget Lycée à 505 M€ en AP en hausse de 26 % pour répondre à l’urgence démographique face à la pénurie d’établissements secondaires. Un nouveau PPi sera voté prochainement et 13 chantiers importants seront rapidement lancés.

C’est un Budget résolument tourné vers la croissance et l’emploi : 141 M€  , +35 % en direction des 400 000 entreprises franciliennes. Car ce sont les TPE et PME qui innovent – à condition de le leur permettre -,  qui participent du dynamisme et de l’image de notre Région, qui créent de l’emploi. A ce titre, nous déploierons notre Gamme’UP.

C’est enfin, un budget de 818 M€ (AP et AE) dédié à la Formation professionnelle, à l’apprentissage et à l’emploi des jeunes et des chômeurs longue durée: doublement de l’entrée en formation de 125 000 chômeurs, Accompagnement de 4000 apprentis supplémentaires, Signature de contrats de performance avec 130 CFA. C’est une nouvelle cartographie des bassins d’emploi pour mieux répondre aux exigences économique de nos territoires. Ce sont des formations sanitaires et sociales renforcées avec un budget global de 195 M€.

D’aucuns nous accusent de renoncement, de désengagement et d’irresponsabilité ? Je veux simplement leur rappeler quelques chiffres : C’est + 52% pour la ruralité trop longtemps délaissée.

C’est + 12% pour la culture ! Avec 93 M€ inscrit au BP, nous allons mettre en œuvre une nouvelle politique culturelle plus équilibrée, plus accessible aux jeunes et plus soucieuse de l’industrie cinématographique (cinéma, jeux vidéo, web séries). Nous voterons d’ailleurs en fin de semaine, le nouveau Fonds de soutien au Cinéma.

185 M€ seront mobilisés pour mettre en place une nouvelle stratégie européenne totalement abandonnée.

Rien ne serait prévu pour l’environnement ? Alors je vais vous le dire. L’écologie, c’est un budget 108 M€ en augmentation de 35 % par rapport à 2016.  C’est aussi le succès des 100 quartiers innovants et écologiques. Alors que sur Paris, le constat est terrible : Dégradation de la qualité de l’air, augmentation des bouchons et aggravation de la pollution sonore ; Nous multiplions par 13 les fonds pour la qualité de l’air.

Nous en avons fini avec les vieilles recettes qui ne fonctionnent plus : je vous parle ici de nos nouvelles politiques en faveur des familles, de l’accessibilité, de notre politique du logement pour rendre les quartiers prioritaires plus humains et plus attractifs (2 Mds€).

Je vous parle de notre politique sportive et du doublement de son budget pour encourager la pratique sportive (+54 %), en vu notamment des JO et du Plan Sport Oxygène.

Je vous parle enfin des nouveaux Contrat d’aménagement Ruraux (CAR) qui accompagneront les collectivités dans la réalisation de projets d’aménagement, d’équipement et de développement cohérents et durables. 19 M€ seront ainsi intégrés à de nombreuses politiques sectorielles : culture, sport et loisirs, Action sociale et famille, Patrimoine…

Les chiffres parlent d’eux même. Mais nous ne pourrons le faire sans un besoin de rationalisation. Comment ? Par un effort budgétaire important : par un plan ambitieux d’économie, une optimisation de nos achats, une gestion rigoureuse et soucieuse de l’argent public. Nous avons déjà initié et enclenché des politiques qui auront un impact dans les années qui viennent comme, par exemple, les économies que nous réaliseront dès 2018 avec le déménagement de la Région à St-Ouen.

Car, oui, des choix ambitieux ont dû être faits et le seront encore ! Et à ce titre, je tenais à vous féliciter, chers collègues de la majorité, pour votre sens des responsabilités et votre vision de notre Région.

On nous dit que nos ressources augmentent fortement ? En réalité, nos marges de manœuvre restent limitées. Nos ressources sont, en vérité, contraintes et incertaines.

Je vous rappelle que pèse sur nous la baisse des dotations et la hausse de la péréquation. En 5 ans, les dotations de l’Etat ont diminué de 35 % tandis que notre fiscalité directe augmentait d’à peine 5 %. Nos recettes, hors remboursement anticipé de créance RATP/SNCF, s’établissent à 4, 300  Mds€ en hausse de 225 M€.Mais ceci n’est qu’une augmentation de façade : Sur ces 225 M€  de recettes nouvelles, 158 M€ sont conditionnées à des dépenses spécifiques supplémentaires : Ce sont les 55 M€ du fonds de transition conditionnées à des dépenses pour le développement économique et l’innovation, les 93 M€ du Plan de Formation 500 000 et les 10 M€ de Fonds européens. Nos recettes ne progresseront, donc, en fait que de 67 M€ soit 1,6 % (à peine plus que l’inflation à 1,2%).

Les dotations de l’Etat devaient être compensées par un reliquat sur la taxe sur les bureaux et la part dynamique de la CVAE. Mais ce que l’Etat nous donne d’une main, il le reprend de l’autre nous faisant perdre 9 M€ de droit à compensation de perte de fiscalité locale et 5 M€ au titre de la péréquation CVAE. Nous avons également subi de fortes régulations de TICPE. Enfin, comme je vous le disais lors du débat d’orientation budgétaire, les dernières lois de finances votées en Décembre ne nous ont pas été très favorables et pourrait nous faire perdre 175 M€ de recettes supplémentaires au 1er Janvier 2018. Mais, j’y serais d’autant plus vigilant que je veux être le garant d’une gestion exemplaire et rigoureuse.

Les taux à long terme augmentent. Je ne suis pas certain que nous pourrons récidiver le succès de notre dernière émission verte et responsable : 650 M sur 9 ans à un taux fixe de 0,59%. Nous avons donc l’obligation de diminuer notre déficit. Il y a urgence à freiner notre endettement ! C’est ce que nous avons fait. A fin 2017, notre emprunt devrait être stabilité à 800 M€ comme en 2016. Ceci marque un effort d’autant plus important que nous devrons tenir compte, à la fois, d’une hausse structurelle et tendancielle de + 89 M€ de nos dépenses obligatoires, et, d’une augmentation de 84 M€ des annuités de remboursement des emprunts passés. Nous ne pouvons plus continuer d’endetter les Franciliens comme par le passé.

Le budget que je vous soumets un budget à la fois ambitieux en investissement et responsable en Fonctionnement.

Avec ce budget, nous sommes prêts à investir plus et surtout mieux pour l’emploi et la croissance, pour l’innovation et la formation ; plus et mieux pour les lycées et l’éducation des jeunes, pour la modernisation des transports, nous sommes prêts à répondre à l’enjeu environnemental, à lutter contre les fractures sociales et territoriales. Ce budget est un budget de vérité et de courage. Le courage de l’action ! Le courage de lier nos convictions à nos actions. Notre trajectoire est celle pour laquelle les Franciliens nous ont élus.

Nous voulons une Région innovante, au service de la croissance et de l’emploi. Nous voulons une Région propre qui s’investit pleinement dans la transition environnementale. Nous voulons une Région réconciliée où le vivre ensemble est une priorité.

Nous pouvons faire de la Région la Première Région d’Europe : voilà notre ambition pour l’Ile de France et les franciliens. Pour cela, nous devons freiner notre endettement pour ne pas faire peser sur les épaules de nos enfants le poids trop lourd d’une action publique irresponsable.

Les Franciliens attendent de nous, une politique régionale courageuse, fière et authentique. Ce budget est la traduction des engagements que nous avons pris devant les Franciliens. Il s’inscrit dans cette ambition. Ce budget est la mise en œuvre d’une volonté démocratique.

Il est la garantie d’une action régionale résolue et déterminée. Il est une promesse républicaine.

Il montre qu’il existe une autre voie.

Je vous remercie.

 

À la une, Presse, Région Ile-de-France

Projet de Budget 2017 pour l’Ile-de-France

J’ai présenté à la presse le 09 janvier avec la présidente de la Région, Valérie Pécresse, le projet de budget pour 2017 du Conseil Région d’Ile-de-France.

Les deux clés du budget 2017 : Hausse des investissements et Maitrise des dépenses de fonctionnement

Pour investir dans une Région qui innove et qui crée, pour rendre notre Région exemplaire, décarbonée propre et verte et enfin pour réduire les fractures qu’elles soient sociales ou territoriales.