À la une, Région Ile-de-France

Présentation des Orientations budgétaires pour 2018

Lors de la séance publique du 23 novembre dernier, je présentais à l’ensemble des élus du Conseil régional d’Île-de-France la trajectoire budgétaire de la Région pour 2018.

Madame la Présidente,

Mesdames et Messieurs les conseillers,

Chers collègues,

J’ai l’honneur de vous présenter ce matin une étape importante de notre stratégie d’investissement pour Ile-de-France que nous avons engagé dès 2016. Ces troisièmes orientations budgétaires pour 2018 traduisent notre volonté renouvelée de répondre à l’attente très forte des franciliens.

A la même époque l’an dernier, je vous présentais un budget de plein exercice marqué par l’entrée en vigueur des mesures nouvelles destinées à inscrire nos engagements dans la durée. Je les résumais en 3 mots : accélération des investissements, diminution des dépenses et stabilisation de l’emprunt.

Je ne vous surprendrai surement pas aujourd’hui en vous confirmant cette trajectoire et ce d’autant que les contraintes et les incertitudes nouvelles qui pèsent sur notre région nous obligent à faire davantage encore.

Je tiens à vous dire avant tout, mes chers collègues, que nos efforts collectifs depuis maintenant deux ans, n’ont pas été vains et permettez-moi de me réjouir avec vous de nos bonnes performances. Le dernier rapport de la  Cour des comptes et les notations des agences en sont d’ailleurs les meilleurs  témoins.

En 2018, la Région atteindra 700 millions d’euros d’économies de fonctionnement en cumulé depuis 2015. Économies que nous poursuivrons sur les prochains exercices.

A cette occasion, je tiens à féliciter les membres de l’exécutif qui ont su, depuis 3 ans, revisiter les dispositifs régionaux pour les rendre plus efficients mais aussi je remercie l’ensemble des élus, des services et de nos partenaires pour avoir bien voulu relever le défi de faire mieux avec moins.

Je suis fier de pouvoir vous présenter aujourd’hui ces nouvelles orientations budgétaires pour 2018 car grâce à notre travail collectif, nous avons su rééquilibrer notre budget, renouer avec une gestion saine pour faire de la Région une collectivité d’investissements durables et ambitieux au service des Franciliens.

Et c’est ainsi que près de 600 millions d’euros supplémentaires sont venus accélérer les projets d’investissement de la Région

L’emprunt a été maitrisé et continuera d’être stabilisé en 2018 et c’est là aussi, avec l’augmentation des investissements, une réelle performance.

Enfin, la reprise économique francilienne est là ! et l’Ile-de-France est en train de redevenir la locomotive de la France. Le tableau de bord de l’économie régionale publié chaque trimestre par l’INSEE ne s’y trompe pas. Sur sept des huit principaux indicateurs, l’économie francilienne fait mieux que l’économie française.

Ce dynamisme retrouvé, allié à notre gestion sérieuse, aurait dû nous permettre de dégager plus de marges de manœuvre mais, malheureusement, les réformes proposées par l’Etat dans les projets de loi de Finances et loi de programmation des finances publiques pour 2018 vont fortement nous contraindre.

  • Le fonds de transition pour le développement économique vient d’être supprimé. C’est un choix politique lourd de conséquence puisque nous perdons 55 M€
  • La réforme de la CVAE, pour un temps est repoussée, faisant toujours peser un risque majeur pour les recettes de la Région, celui de nous faire perdre 175 millions d’euros.

Si je suis favorable à ce qu’on laisse du temps à la réflexion pour une réforme de fonds sur ce sujet en 2019, elle ne pourra pas faire l’impasse sur la péréquation. Aussi, Je peux vous assurer qu’avec la Présidente, nous suivons l’évolution de cette mesure avec la vigilance la plus absolue.

  • Enfin et plus grave encore, les articles 10 et 24 du projet de loi de programmation dessinent un cadre particulièrement contraint pour les finances locales, toutes collectivités confondues.

Et si, je ne conteste pas l’urgence à maitriser notre dette publique, cette ligne demandée aux seules collectivités territoriales est insoutenable. Elle va durablement limiter notre capacité à investir sur les projets à long terme.

L’État est purement et simplement en train de nous supprimer les moyens indispensables aux investissements structurants et, que lui, n’a plus les moyens de mettre en œuvre.

En résumé, nos recettes vont globalement diminuer de 100 M€ par rapport au Budget 2017.

Et si la dynamique de la TVA doit nous rapporter près de 10 M€ supplémentaire, elle est loin de pouvoir compenser la suppression du Fonds Valls et la hausse de la péréquation CVAE que nous allons subir.

La seule solution qui s’ouvre à la région est par conséquent de poursuivre le cap de la réduction des dépenses de fonctionnement non pour respecter la norme mais pour maitriser la dette et surtout préserver notre capacité d’autofinancement de nos investissements.

Dans ce cadre, nous avons prévu de diminuer de 2 % les autorisations d’engagement, hors plan 500 000 et hors fonds européens.

C’est 39 millions d’euros en moins pour 2018.

Ainsi, malgré une certaine stabilité des dépenses obligatoires à -1,1% par rapport au Budget 2017, la dynamique des dépenses de fonctionnement plaide pour une poursuite des mesures d’économies.

Les premiers secteurs concernés par cet effort seront, bien évidemment, ceux qui ont été fortement accrus en 2017 grâce au fonds de transition pour le développement économique. Avec sa suppression, ils ne peuvent, toutefois, pas rester au même niveau.

Toutefois, les efforts apportés à certaines priorités régionales demeureront (agriculture biologique, Génopole, etc…)

En parallèle, la reconfiguration des interventions va entrainer une réduction mécanique de nos dépenses de fonctionnement.

À titre d’exemple, la disparition du GIP JO représente 5 M€ d’économies. La diminution progressive du nombre des emplois-tremplins, l’arrêt du financement des IMV, dans leur forme actuelle, et la maitrise des financements des CFA via les contrats de performance sont autant exemples qui vont permettre d’alimenter la réduction des autorisations d’engagement.

Naturellement, l’année 2018 sera l’année du déménagement à St Ouen. Les économies qu’il produira viendront s’ajouter à la poursuite des efforts engagés sur la réorganisation des effectifs au siège ou au sein des organismes associés.

Fort des résultats obtenus, notre priorité est une nouvelle fois donnée à l’investissement .

En 2017, nous aurons atteint un niveau inégalé d’AP avec 1 825 millions d’euros affectés.

 Et en 2018, la Région lance le pari de maintenir le même niveau d’investissement

A fin 2018, nous prévoyons de dépasser la moitié des engagements du CPER soit 685 millions d’euros sur les 3 volets principaux qui représentent 95 % du Contrat (Mobilité, enseignement supérieur, et territoire)

Sur le PPI Lycées, les CPI s’élèvent pour 2017 à 397 millions d’euros contre à peine 150 M€ en 2015. Et, nous prévoyons une trajectoire nominale de 500 millions d’euros par an.

Depuis 2016, la plupart des dispositifs ont été revus afin de les faire coïncider avec le mandat que nous ont confié les Franciliens.

Si d’autres restent encore à élaborer, 2018 sera l’année de la consolidation de notre politique.

Plusieurs domaines seront privilégiés et je cite en premier la transformation écologique de l’Ile de France parce qu’elle sera déployée dans de nombreux secteurs d’intervention régionaux, au-delà, –  et Mme la Présidente l’a d’ailleurs rappelé tout à l’heure,- du seul secteur « environnement », qui fera de l’énergie la priorité de sa feuille de route 2018.

Face aux mutations du monde du travail, les Franciliens doivent pouvoir compter sur le soutien de la Région pour développer de nouvelles compétences ?

Si l’objectif d’amélioration des conditions d’études ne vaut pas que pour les seuls lycéens mais concerne également les apprentis et les étudiants, nos actions se placeront dans une logique de formation tout au long de la vie.

Nous poursuivrons en parallèle notre mobilisation en faveur des entreprises, tous secteurs confondus.

Notre politique d’investissement visera enfin à lutter contre les fractures, notamment les fractures territoriales.  Cela signifie offrir à l’ensemble des franciliens le meilleur accès possible au logement, à la sécurité, aux sports et à la culture partout sur le territoire.

Dans ces conditions, la Région prévoit de poursuivre et d’accélérer la consommation des fonds européens en 2018.

Je ne saurai terminer sans évoquer brièvement  – peut-être pour y revenir plus précisément ultérieurement – la stabilisation, pour la troisième année consécutive, de notre emprunt d’équilibre.  Nous dégageons une épargne brute supérieure à 20 %, auto-finançons au moins la moitié de nos investissements et améliorons notre ratio de désendettement.

La Cour des comptes et les agences de notation Standards & Poors et Moody’s qui ont aligné la note de la Région sur celle de l’État (Aa2),  ont très clairement approuvé notre politique de redressement des comptes. De ce fait, je puis vous confirmer que la Région rompt structurellement avec la politique d’accroissement vertigineux de l’endettement qui prévalait jusqu’en 2015. Et je ne peux que m’en félicite !

 Madame la Présidente, Mes chers collègues, vous l’avez observé, ces orientations budgétaires pour 2018 seront celles de tous les défis, et je m’attacherai à les relever, avec vous, pour répondre une année encore aux exigences qu’attendent de nous les franciliens en matière d’investissements et de maitrise de la dépense publique.

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Avec 29 conseillers régionaux, l’UDI conforte son rôle de deuxième groupe de la majorité

Suite aux élections sénatoriales qui ont conduit au départ de plusieurs conseillers régionaux délégués ou vice-présidents, le Conseil régional d’Ile-de-France s’est doté ce mercredi 18 octobre d’un nouvel exécutif.

Je suis heureux d’accueillir les nouveaux vice-présidents et délégués spéciaux UDI.

Ainsi, Béatrice de Lavalette, élue des Hauts-de-Seine, sera chargée du dialogue social et  Jean-Philippe Dugoin-Clément, élu de l’Essonne, reprend  la vice-présidence de Chantal Jouanno, et sera donc chargé de l’écologie et du développement durable. Faten Hidri gardant la 8ème vice-présidence en charge de l’enseignement supérieur et de la recherche.

Philippe Laurent, élu des Hauts-de-Seine, reprend la fonction de délégué spécial en charge de l’Exposition Universelle laissée vacante par Laurent Lafon, élu sénateur en septembre dernier. Didier Bariani est élu délégué spécial à la coopération interrégionale, Arnaud Richard restant délégué spécial à l’économie sociale et solidaire.

Clothilde Derouard et Nathalie Delpaule viennent compléter notre  groupe à la commission permanente pour défendre les priorités des Franciliens

Je suis également heureux d’accueillir au sein de notre groupe politique Nathalie Groux, Sylvie Mariaud et Nicolas Samsoen.

Félicitations à eux et bon courage pour leurs nouvelles responsabilités !

De mon côté, je reste le garant d’une gestion budgétaire sérieuse et ambitieuse aux Finances et j’élargis ma délégation à l’Evaluation des politiques publiques.

Ainsi, avec ces 29 conseillers régionaux,  l’UDI conforte son rôle de second groupe de la majorité régionale. Notre représentation au sein de l’exécutif, de la commission permanente et des commissions thématiques se trouve à la hauteur de notre poids politique.

Renforcés par cette élection et la présence d’élus exigeants et engagés sur la voie du redressement de notre Région, nous saurons imposer des orientations à nos partenaires sur les sujets qui nous tiennent à cœur.

Notre groupe renforcé et dynamique s’engage ainsi avec force, volonté et détermination pour préparer l’avenir de la Région Île-de-France et saura pleinement appréhender les enjeux de cette seconde moitié de mandat.

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Compte Administratif 2016 : le Bilan de la parole donnée

Les  conseillers régionaux se sont réunis le 18 mai dernier en séance plénière pour adopter le Compte administratif 2016 que je leur ai présenté.

Madame la Présidente, Chers collègues,

Je suis à nouveau très heureux de me retrouver parmi vous pour vous présenter le compte administratif 2016. Et je tiens  à rappeler l’efficacité des services et les remercier pour leur travail et leur disponibilité.

Bilan de notre première année de mandat, ce compte administratif  est le reflet de la parole donnée aux Franciliens. Pour autant, comme celui-ci a été adopté en avril 2016, l’exercice 2016 aura été atypique : il aura réellement été établi sur une demi-année avec des dispositifs nouveaux votés en juin / juillet, juste avant la pause estivale, et des premières affectations qui ont débuté en septembre.

Il ne vous a cependant pas échappé que malgré cela, nous avons pu mettre rapidement en place les engagements que nous avions pris devant les franciliens. Nous avons respecté nos objectifs de relance des investissements les plus utiles aux Franciliens et d’amaigrissement du fonctionnement.

Ainsi, avec un montant de dépenses réalisées de 4 724,8 M€ et de recettes totales de 4 866,4 M€, l’exercice 2016 s’est clos sur un résultat cumulé de 141,7 M€.

 Ce résultat sera affecté lors du budget supplémentaire qui sera voté en Juillet prochain : Il servira principalement à compenser le report du versement du solde du Plan 500 000 dû par l’Etat qui s’élève à 70 M€. L’excédent en est d’autant diminué et nous poursuivrons donc nos efforts de rationalisation.

Tout d’abord, les nouveaux dispositifs que nous avons adoptés, pour la plupart en milieu d’année, produiront pleinement leurs effets en 2017 mais ils ont déjà rencontré un vif succès, dès 2016.

J’en veux pour preuve la montée en puissance des dispositifs comme le bouclier sécurité  – avec 7,87 M€ affectés – comme les bourses au mérite entrainant des AE de 2,9 M€ là où nous n’en avions budgété que 2,3 M€ ou encore sur les budgets d’autonomie : 76 lycées ont candidatés et 12 lycées en ont bénéficié dès la rentrée 2016.

Les dispositifs investissant dans la transition environnementale ou de lutte contre les fractures territoriales ont aussi  été plébiscités :Pour vous donner quelques exemples, sur le dispositif « 100 quartiers innovants et écologiques », voté en juin dernier, nous avons répondu à 56 dossiers et affectés 12,64 M€. De même 80 % de 2,4 M€ d’AP affectées aux « Tiers Lieux » l’ont été pour des zones rurales et nous avons affecté 1,2 M€ d’AP pour sauvegarder les commerces de proximité.

Donc, malgré une année raccourcie, nous pouvons nous féliciter d’un taux d’exécution élevé. Et ce taux témoigne, à la fois, de la bonne adéquation et de la justesse d’appréciation que nous avons su établir entre notre prévisionnel et le réel.

Nous avons plus investi, mieux budgétisé nos dépenses par rapport à nos recettes et surtout notre budget a été plus sincère et plus précis puisque nous avons abandonné la pratique « trompeuse » du gel des AP. Et je ne peux que nous en féliciter !

Pour en revenir aux grandes masses du compte administratif, en ce qui concerne les ressources :

Sans surprise, les dotations de l’Etat – qui s’élèvent à 658 M€ – sont en baisse de 81 M€ par rapport à 2015. Et nos recettes permanentes – qui se montent à 4, 212 Mds € sont stables par rapport à 2015. On constate aussi un meilleur rendement des taxes sur l’immobilier (en particulier une recette supplémentaire de 55 M€ sur la nouvelle part régionale de la DMTO) et de la TICPE (en particulier la TICPE apprentissage).

Mais la hausse des recettes fiscales ne compensent pas la baisse des dotations. Nous ne pourrons continuer ainsi et supporter les charges grandissantes de la décentralisation sans engager rapidement une réforme de nos finances régionales. Celle-ci devra s’articuler autour de recettes plus dynamiques et plus en cohérence avec nos nouvelles compétences et d’une refonte du système de péréquation.

En ce qui concerne les dépenses : Nous avons – comme nous nous y étions engagés-  relancé les investissements sur les secteurs prioritaires pour les Franciliens avec sur les Transports + 18 M€ d’AP affectés par rapport au CA 2015, sur les lycées avec +17,7 M€ affectés ou encore sur l’enseignement supérieur avec 96,5 M€ affectés pour financer le grand centre documentaire du Campus Condorcet. Nous subissons une légère sous-exécution en CPI en raison du retard pris par les opérateurs transports dans la transmission des factures  et d’une montée en puissance tardive de certains dispositifs. Cependant hors transport, les CPI sont en hausse de +51 M€ par rapport à 2015.

La revoyure du CPER à la fin de l’année n’a pas particulièrement modifié les équilibres : Les engagements de l’Etat et de la Région ont été respectivement porté à 2 917M€ et 4 448 M€. Sur le volet Enseignement supérieur / Recherche, ¼ de nos obligations ont été réalisées avec le mandatement de 96 M€ sur le Campus Condorcet.

Par contre, nos dépenses globales de fonctionnement sont en nette diminution par rapport au CA 2015 de -55 M€ sur les AE et de -105 M€ sur les CPF (soit – 4%). Et surtout, au-delà des économies réalisées, nous avons su apporté, en juin dernier, une solution pérenne au financement du Pass Navigo à tarif unique : Ainsi l’impasse des 300 M€ ne pèse plus sur les finances de la Région. Nous avons également baissé les dépenses de fonctionnement de l’institution de -13,2 M€ par rapport à 2015.

Cette baisse reflète notre volonté de maîtriser les dépenses de l’administration malgré une forte dynamique des dépenses correspondant à nos compétences obligatoires (pas toujours compensées…)

Cette rationalisation des dépenses ne nous a pas, non plus, empêché d’être une région solidaire et d’accompagner par exemple les communes, les agriculteurs et le secteur du tourisme fortement touchés par les intempéries du printemps dernier. Je vous rappeler que nous avons voté 5 M€ d’aide exceptionnelle !

Enfin, 2016 sera marquée par une nette diminution de notre emprunt d’équilibre qui s’établit  à 650 M€ en  baisse de 8,7 % par rapport à 2015. Il est à son niveau le plus faible depuis 2012 ; ce qui d’autant plus remarquable que nos recettes sont quasiment les mêmes entre 2015 et 2016. Il a été couvert en une seule opération en émissions obligataires publiques vertes et responsables lancée en juin 2016. Nous avons rencontré un très large succès auprès des investisseurs étrangers.Emis pour une durée de 9 ans au taux de 0,59%, nous avons su  bénéficier d’une période d’opportunité exceptionnelle en termes de taux.

Ainsi, grâce à notre gestion budgétaire exemplaire et rigoureuse, nos indicateurs financiers et budgétaires s’améliorent…

…Et nous permettent ainsi d’améliorer notre capacité d’autofinancement pour financer durablement nos investissements.

C’est, d’ailleurs, ce que viennent de reconnaître les agences de notation en relevant la note de la Région ! Standard & Poor’s vient de relever notre note à AA perspective « Stable ». Et cette notation a également été confirmée par l’agence Fitch, en début de semaine.

C’est la traduction concrète de la politique que nous menons, depuis deux ans : Notre politique d’investissement et d’assainissement des finances est ainsi reconnue !

Et, le compte administratif 2016 en est la confirmation : Il est le signe des engagements tenus, de la parole donnée : Celui, des investissements utiles pour les Franciliens ;  relancés grâce aux économies réalisées sur nos dépenses de fonctionnement et d’un retour de l’emprunt d’équilibre au niveau de 2012.

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Synthèse des mesures votées en commission permanente du 17 Mai 2017

Retour sur nos principales décisions et nos actions fortes et ciblées pour améliorer la qualité de vie des Franciliens :

Lycées : La Région s’engage et vote une aide de  1 080 879 € pour introduire une alimentation bio dans les cantines de 83 lycées franciliens dont les lycées Eugène Delacroix à DRANCY et Louis Michel à BOBIGNY.

Bouclier sécurité : Nous votons 2,3 M€ pour sécuriser 58 lycées franciliens dont ceux de Bobigny et du Bourget.

Nous continue aussi  d’investir pour mieux protéger les franciliens et aider les communes en votant 2 050 337 € pour financer des  équipements de polices municipales, de la vidéo-protection, des portiques de sécurité. Pour équiper la police municipale, nous avons ainsi attribué 19 500 € à Bobigny  et 16 950 € à Drancy pour équiper nos polices municipales et 58 200 € à Drancy pour installer de la vidéo-protection sur notre territoire.

Urbanisme : La Région veut soutenir la qualité architecturale sur tous les territoires. Nous votons une aide de 590 800 € pour les 11 premiers lauréats du concours « Dessine-moi le Grand Paris de demain»

Aménagement urbain : Dans le cadre de la nouvelle politique des contrats d’aménagement régionaux, la commune de Drancy bénéficiera de 1,5 M€ pour la construction et la rénovation énergétique de l’école élémentaire et du centre de loisirs Jules Ferry ainsi que pour la création de 6 nouvelles classes dans l’école Jean Macé.

La Région développe l’urbanisme transitoire près de chez vous : près d’1 M€ voté pour financer 7 projets dont 82 500 € pour le projet de création d’une ferme mobile de La Sauge à Bobigny

Sports et Loisirs : La Région pense aux jeunes Franciliens qui ne partent pas en vacances cet été  et vote 227 481 € pour la mise en place de Villages sportifs et culturels dans 7 îles de loisirs cet été. 177 900€ ont été attribués à la commune de Bobigny pour transformer le revêtement engazonné du stade Auguste Delaunay en Terrain synthétique pour faciliter la pratique du sport

Logement : nous venons d’allouer 1,2M € pour créer 153 logements pour des jeunes, étudiants, apprentis et  11, 3 M€ pour construire 1 157 logements sociaux en Île-de-France.

Dans le secteur de l’apprentissage, la Région confirme son engagement et alloue 30 M€ pour le dispositif « Avenir Jeunes », mobilise 7,4 M€ pour les 8 écoles franciliennes de la 2e chance et vote 992 000 € pour rénover 3 CFA franciliens dont le CFA du Garac à Argenteuil et le CFA du bâtiment et des Travaux publics de Saint-Denis.

En matière de développement économique, la Région continue d’investir  6,8 M€ pour soutenir et accompagner les TPE / PME . Avec 155 000€ nous créons la 1ère Smart Week pour le numérique francilien !

Enfin, la culture partout et pour tous est une priorité pour la Région : nous venons de voter 121 100 € pour participer à la création de centres culturels au Bourget (93), à Chelles  et à Paris.

 

 

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L’agence de notation Standard & Poor’s relève la note de la Région

Signe de notre bonne gestion budgétaire, l’agence de notation S&P Global relève la note de la Région à AA perspective « stable ». La Région voit sa nouvelle politique d’investissements et d’assainissement des finances menée depuis 2016 reconnue.

Depuis 2015,  juste avant notre arrivée aux fonctions, la note de la Région avait été dégradée, lui assignant une perspective « négative ». L’agence S&P Global s’était inquiétée à l’époque de la capacité de la Région à faire face aux baisses importantes de dotations ainsi qu’à financer le Pass Navigo à tarif unique dans un contexte budgétaire et financier déjà très fragilisé.

S&P justifie sa position par une « performance budgétaire 2016 plus solide que le scénario précédent », qui témoigne de notre capacité à faire des économies avec « notamment une forte maitrise des charges de fonctionnement »  et surtout par la faculté que nous avons eu à aller trouver de nouvelles recettes pour boucler le budget 2017.

L’agence note ainsi que « la Région présentera des performances budgétaires renforcées et limitera son recours à l’emprunt au cours des deux prochaines années, tout en augmentant son effort d’investissement »

 Standard and Poor’s observe que la Région s’appuie sur « une gouvernance et une gestion financière forte, une économie très solide et une situation de trésorerie très forte ». L’agence relève par ailleurs que la gestion de la dette et de la trésorerie est « prudente et sophistiquée », la Région bénéficiant d’une situation de liquidité « exceptionnelle ».

Cette notation est la traduction concrète de la politique que nous menons depuis deux ans. Elle est le résultat du plan ambitieux d’économies que nous avons réalisées et des investissements massifs que nous avons lancés pour les Franciliens, en particulier dans les lycées et les transports,  tout en veillant à maîtriser nos dépenses et garantir l’équilibre budgétaire de notre Région.

À la une, Région Ile-de-France

22 millions € : un investissement sans précédent pour le Lycée Eugène Delacroix de Drancy

Je me suis rendu à de nombreuses reprises dans le lycée Eugène Delacroix que je connais bien et auquel je suis particulièrement attaché. Je me suis longuement entretenu avec la direction et les équipes éducatives.

Toujours le même constat : Aucun investissement important n’a été planifié depuis maintenant trop longtemps !

L’état du lycée s’est fortement dégradé et j’interpellais, dès juillet dernier, la Présidente de la Région pour l’alerter sur la vétusté des locaux, sur les préfabriqués anciens et inadaptés, sur  le gymnase et le chauffage défectueux,  sur les classes surchargées.

J’ai invité Mme EVREN, Vice-présidente en charge de l’Education et M. KARAM, Vice-président en charge des sports et de la jeunesse à constater par eux-mêmes la situation et l’ampleur des travaux à réaliser. Avec eux, nous avons recensé les opérations, plus ou moins urgentes, qu’il était nécessaire de réaliser pour améliorer l’environnement de travail des élèves et des enseignants.

Nous avons donc décidé de programmer pour l’année 2017 : 201 552 € de travaux

 Ils concernent :

  • la mise en place d’un système de vidéo-protection
  • la rénovation de la salle polyvalente
  • la réfection des revêtements muraux dans les circulations des réfectoires

Ce montant s’ajoute aux travaux déjà votés en 2016 pour un total de 276 392 € qui ont permis, entre autre, de rénover la ligne de self et le local de plonge, de remplacer les châssis ouvrants dans les salles de cours, les portes manquantes dans les sanitaires ainsi que les 20 stores extérieurs et les 15 volets roulants du Bâtiment « C ».

Le système de chauffage du gymnase va enfin être changé !

Les travaux de rénovation de la chaufferie sont programmés pour cet été.

Et, à la suite de la saisine que j’ai instamment faite, l’ensemble du système de chauffage du gymnase va également être changé. En effet, le système de chauffage dysfonctionnait depuis trop longtemps.

J’ai demandé aux services de la Région d’étudier le meilleur calendrier pour procéder aux travaux, qui serait  idéalement en même temps que ceux de la chaufferie.

Une étude pour un nouveau gymnase

Afin de répondre à la demande des associations sportives drancéennes mais également aux lycéens de E. Delacroix et Paul Le Rolland, le député maire de Drancy, Jean-Christophe Lagarde et la Région étudie la possibilité de construire un nouveau gymnase dans l’enceinte du lycée.

E. Delacroix inscrit au PPI 2016-2022 pour 22 millions de travaux 

Enfin, j’ai le plaisir de confirmer que j’ai fait inscrire au PPI 2016 -2022 (Plan Prévisionnel d’Investissements) les 3 opérations majeures  tant attendues pour un montant de 22 millions d’euros:

  • la rénovation totale de la demi-pension
  • le remplacement des algécos pour un bâtiment en dur intégrant le besoin d’espaces pédagogiques supplémentaires
  • une rénovation lourde « toit – façade » pour améliorer la qualité énergétique des bâtiments et le confort des lycéens et des enseignants

L’école en laquelle je crois, doit redevenir un lieu d’égalité des chances et de promotion éducative et sociale. Cela suppose des infrastructures qui offrent aux lycéens et à la communauté éducative un environnement propice aux apprentissages et à l’épanouissement.

Vous le voyez, comme je m’y étais engagé, l’action régionale en faveur de notre lycée drancéen est sans précédent depuis la construction de cet établissement.

Événements, Région Ile-de-France

Visite de l’Université Paris 13 – Campus de Bobigny

La Région vient de lancer son nouveau Schéma régional des formations sanitaires et sociales qui ambitionne de former les professionnels de demain qui sauront répondre aux nouveaux enjeux sanitaires et aux transformations du système de santé, notamment celui du virage ambulatoire.

Le mercredi 28 mars dernier, j’ai visité, en compagnie de Farida ADLANI, vice-présidente en charge de l’Action sociale, de la santé et de la famille le Campus hospitalo-universitaire de Bobigny de l’Université de Paris 13.

Nous avons été accueillis par le Président de l’Université M. Jean-Pierre ASTRUC, le Doyen de l’ UFR Santé Médecine et Biologie Humaine, M. Jean-Luc DUMAS, le Directeur des Hôpitaux Universitaires Paris-Seine-Saint-Denis, M. Didier FRANDJI ainsi que le Directeur de l’IUT de Bobigny, M Hamid LIMANI.

Ce fut l’occasion d’échanger sur les possibilités de formations,  le travail fait en matière de transversalité entre les diverses entités du site et d’effort de recrutement et de formation spécifique pour des profils diversifiés d’étudiants en médecine, sur les usages très variés du numérique mais aussi sur les moyens que la Région peut avoir pour les accompagner dans leurs projets de développement notamment celui du Pôle de simulation médicale.

Nous avons visité les locaux rénovés de l’Université ainsi que leurs salles de simulation médicale haute-fidélité, très impressionnantes, qui permettent aux étudiants en médecine de se retrouver en situation quasi-réelle.

Ce fut également l’occasion d’échanger avec les étudiants en médecine et en sciences sanitaires et sociales. Souvent issus de la Seine-Saint-Denis, ils nous ont exprimé leur attachement à ce territoire et leur volonté de s’y ancrer professionnellement.

Événements, Région Ile-de-France

L’apprentissage, une filière d’excellence vers l’emploi durable

Face à un marché du travail en profonde mutation et à un chômage toujours trop élevé, il est essentiel de pouvoir évoluer et se former tout au long de la vie. Nous devons pour cela changer notre vision de l’alternance !

Nous pouvons considérer l’apprentissage comme une voie d’excellence. Pourquoi ? Parce qu’elle est une rencontre, une découverte enrichissante entre un apprenant et une entreprise. Parce qu’elle permet la transmission de savoir-faire, d’expériences entre un tuteur et un apprenti.

S’engager dans une formation est un exercice difficile, la Région a lancé une nouvelle politique de l’apprentissage et de la formation professionnelle pour adapter et  faciliter l’orientation vers les formations les plus porteuses d’emplois. C’est pourquoi notre  budget 2017 s’élève à plus 660 M€. Nous avons d’ailleurs décidé d’être région-pilote pour fixer l’âge limite d’entrée en apprentissage à 30 ans. Cette expérimentation est prévue jusqu’au 31 décembre 2019.

Je suis allé à la rencontre des différents intervenants de la formation en Seine-Saint-Denis : CFA, apprentis, entreprise impliquée dans l’alternance, université pour leur fixer notre objectif régional, ambitieux mais réalisable avec l’implication de tous,  de passer de 80 000  à 100 0000 apprentis par an en Ile-de-France d’ici à 2020.

Prendre exemple sur le modèle allemand

A cette occasion, j’ai rencontré les responsables de l’entreprise drancéenne Elm-Leblanc avec qui nous avons pu évoquer les atouts et les freins à l’alternance en France. Forts de leur expérience allemande, ils considèrent que le principal rempart au développement de l’apprentissage reste culturel : En effet, en Allemagne, il est une voie sélective et valorisée alors qu’en France il n’est qu’un outil des politiques de l’emploi pour insérer les jeunes en échec scolaire.

Cette entreprise qui emploie plus de 300 collaborateurs sur le site de Drancy où est produit près de 50 % de la production est un véritable atout pour notre territoire. Sa politique qui est de produire local pour le local lui permet à la fois de réaliser 80 % de son chiffre d’affaires et de relocaliser en France.  Elle emploie aujourd’hui 26 jeunes en alternance.

Très active dans la politique d’apprentissage, elle voit l’alternance comme une filière d’excellence. Il suffit de discuter, comme je l’ai fait, avec ses apprentis pour se rendre compte à quel point ils sont confiants en leur avenir.

Ceux qui en parlent le mieux, ce sont les apprentis eux-mêmes

« On acquiert des méthodes de travail, on applique concrètement ce qu’on nous enseigne en cours, on apprend à avoir une connaissance de l’entreprise et du monde du travail » .

« L’alternance est un véritable complément à nos études. C’est un bon bagage ! »

« On n’a pas de crainte pour notre avenir ! « .

Tout est dit !

Événements, Région Ile-de-France

Visite de l’INCM du Bourget

Le 22 mars dernier, j’ai eu le plaisir de visiter le CFA des métiers du Cycle et du Motocycle situé au Bourget et d’avoir un échange très intéressant avec son directeur M. Le Naour ainsi qu’avec Mme Kockenpoo, Déléguée régionale de l’ANFA, Opca des services de l’automobile.

Cet établissement qui accueille chaque année 250 apprentis est un véritable atout. Il permet ainsi à des jeunes de nos villes de Seine-Saint-Denis de se préparer à des métiers qui recrutent sur nos territoires.

Ce fut l’occasion d’évoquer la nouvelle politique de l’apprentissage de la Région que nous menons avec eux. Les Centres de Formation des Apprentis ont pour rôle de veiller, à la fois, à l’enseignement des matières générales et techniques et à la concordance des apprentissages en entreprise et en CFA.

Nous avons, entre autre, abordé la mise en place du nouveau contrat de performance que la Région développe avec tous les CFA d’Ile-de-France. Ils nous ont expliqué leur attachement à trouver des solutions adaptées aux ambitions de chacun, à permettre à des jeunes, des salariés et des alternants d’acquérir une formation qualifiante sur l’ensemble des métiers des deux-roues, cycles et motocycles.

Nous avons notamment visité leurs ateliers de mécanique et leurs espaces pédagogiques très modernes qui permettent aux apprentis de travailler sur les nouvelles technologies automobiles.

Nous avons également évoqué le beau projet d’un second site sur le Campus des services de l’automobile et de la mobilité qui verra le jour à Guyancourt en 2018 et que nous co-finançons.

Nous avons échangé avec des personnes passionnées et convaincues, comme moi, que l’apprentissage est une voie d’excellence !

À la une, Région Ile-de-France

C’est voté !

Le Conseil Régional réunit en séance plénière les 9 et 10 mars derniers a adopté :

Un Plan d’urgence pour les Lycées : 5 milliards d’euros pour l’extension et la restructuration des lycées franciliens. 23 Lycées rénovés en Seine-Saint-Denis dont le lycée Eugène Delacroix de Drancy et les lycées A. Sabatier et Louise Michel à Bobigny.

Un Plan anti-bouchon : 250 M€ sur 40 opérations en Ile-de-France entre 2018 et 2020 pour réduire les bouchons et lutter contre la pollution.

Un meilleur accès des Franciliens aux loisirs et aux vacances : Un Francilien sur 3 ne part pas en vacances. Face à ce constat, nous avons voté la rénovation de deux dispositifs pour faciliter l’accès des publics les plus fragiles aux loisirs (tickets-loisirs) et aux vacances (aides au départ en vacances). Les publics seront d’ailleurs élargis.

Un Plan Vert  pour offrir aux franciliens un espace vert à moins de 15 minutes à pied ou à vélo d’ici à 2021 et relancer la création d’espaces verts et boisés dans les espaces carencés.

Un soutien au spectacle vivant revu et simplifié : Pour plus de spectacle vivant en grande couronne et dans les lycées ! Théâtre, arts de la rue et de la piste, musiques actuelles… Le spectacle vivant est un secteur majeur pour la création francilienne. La Région a décidé d’en améliorer la diffusion sur l’ensemble du territoire en simplifiant ses aides.

Une nouvelle politique régionale du livre pour tous les territoires : Un budget 7, 5 M€ pour 2017. Une aide accrue à la création littéraire, une intensification du soutien économique au secteur, le développement des projets en grande couronne… La Région recentre ses efforts pour une politique du livre plus ambitieuse au bénéfice de tous les Franciliens et de tous les territoires.

Une Charte régionale de la laïcité : La Région entend promouvoir et faire respecter les valeurs de la République et le principe de laïcité dans tous les champs de son intervention.

Un engagement pour la construction du Canal Seine-Nord Europe : Les Régions Ile-de-France et Hauts-de-France confirment leurs engagements financiers. Nous investirons  110 M€ pour ce projet interrégional, porteur  d’emplois et de réduction de la pollution et des embouteillages. En effet, long de 107 km, le futur canal favorisera le fret fluvial entre la Seine et l’Europe du Nord et permettra de débarrasser la route de 500.000 camions chaque année.

Un Small Business Act pour faciliter l’accès des TPE-PME aux marchés publics régionaux : Ce texte vise à faire de la commande publique régionale, qui représente plus de 600 M€ par an, un levier puissant pour remplir les carnets de commande des 835 000 petites et moyennes entreprises franciliennes.

Stéphane SALINI